Gordon Hayward : Les dessous de sa free agency (comment il n’a cessé de changer d’avis) et du 4 juillet fou
Le 4 juillet 2016 avait été une journée folle avec l’annonce de la signature de Kevin Durant aux Warriors et un an plus tard jour pour jour on a eu droit cette fois à un scénario rocambolesque avec le cas Gordon Hayward. L’ailier du Jazz, qui a rencontré le Heat, les Celtics et le Jazz, devait révéler sa future destination comme l’avait fait KD, sur le site The Players Tibune. Son agent Mark Bartelstein a déclaré au Deseret News que la décision de procéder ainsi avait été prise il y a bien longtemps et que la semaine avant le début de la free agency, il avait travaillé avec un nègre pour rédiger trois articles, chacun pour une des trois équipes.
Cela aurait aidé Gordon Hayward dans sa réflexion et au moment de prendre sa décision, 90% des articles étaient rédigés et il ne restait plus que la dernière touche à y mettre une fois la décision prise. Le mardi matin son agent avait contacté les équipes avec une liste de questions dont Hayward voulait les réponses et il a commencé à y voir plus clair et à pencher sérieusement vers une signature aux Celtics, qui lui proposaient 4 ans de contrat au max avec une player option.
Mais à 20h17 un tweet de Chris Haynes annonçant l’intention de l’ailier de signer aux Celtics a fait l’effet d’une bombe. Très rapidement certains journalistes ont démenti l’info en précisant qu’Hayward n’en avait pas encore informé le Jazz et les Celtics, d’autres l’ont confirmé, puis son agent a contacté les journalistes pour désamorcer tout ça en expliquant que la décision finale n’était pas encore prise. Beaucoup ne croient pas à tout ça et il y a des rapports contradictoires à ce sujet. Le camp Hayward affirme lui que mardi matin le joueur n’avait pas encore pris sa décision même s’il penchait clairement pour Boston.
« Les gens peuvent dire maintenant que l’annonce était vraie, mais ce n’était pas le cas. Tous ceux qui disent que Gordon savait ce qu’il faisait n’étaient pas au courant. Comment pouvaient-ils savoir ? Lui-même ne savait pas. » Bartelstein
Les heures qui ont suivi ont été folles avec de nombreuses rumeurs, accusations sur la façon dont Hayward avait géré la situation avec le Jazz, qui a même communiqué via son président qu’il n’était au courant de rien. Forcément les fans du Jazz espéraient qu’il change d’avis.
« Cela a causé le chaos. C’était vraiment injuste vis-à-vis de Gordon et de nous. Nous étions en plein processus et tout à coup cette annonce est sortie sur le fait qu’il avait pris sa décision. Bien sûr nous étions sidérés que cela sorte. » Bartelstein
A peine une heure plus tard après cette annonce une autre rumeur est sortie sur un article qui était en train d’être écrit sur The Players Tribune et dont le titre était “Thanks Utah”, ce qui s’est avéré être vrai, mais bien sûr Bartelstein avance l’argument des trois articles déjà pré-rédigés et que les titres et les photos étaient déjà préparés. Pour beaucoup la décision était déjà prise et Hayward rédigeait l’article pour annoncer lui-même sa décision malgré les rumeurs.
« C’est n’importe quoi. » Bartelstein
Mardi après-midi le joueur a continué d’hésiter selon son agent jusqu’à ce qu’il arrête finalement sa décision et balance sa décision via un tweet et un lien vers l’article de The Players Tribune. Quelques minutes plus tard Chris Haynes a alors balancé ce tweet :
— Chris Haynes (@ChrisBHaynes) July 4, 2017
Si Bartelstein admet qu’on peut avancer qu’Hayward avait bien pris sa décision au moment du premier tweet d’Haynes, il maintient que la décision n’a été prise qu’en fin d’après-midi.
En parlant de décision, Hayward a eu « des centaines de discussions » sur son avenir avec son agent depuis la fin de la saison et l’élimination du Jazz au second tour. Puis il a été en mode girouette une fois la free agency lancée, impressionné par chaque présentation.
« Il a fait sa première visite à Miami samedi et quand il est sorti de là – Pat (Riley), Spoelstra et Andy Elisburg avaient fait du superbe boulot – il m’a appelé et a dit ‘Mon Dieu, je pense que c’est l’équipe. Je ne peux pas imaginer quelque chose de mieux.’ Il était époustouflé. » Bartelstein
Puis il y a eu Boston le lendemain
« Il a pris l’avion et est allé à Boston. La visite a été super avec Brad (Stevens), avec qui la relation est déjà très forte, puis Danny (Ainge) et les joueurs. Evidemment il y a quelque chose de spécial chez les Celtics et le fait de jouer pour eux, une aura. Il est sorti de là et m’a appelé pour me dire ‘C’est plié, c’est fait. C’est l’endroit pour moi.' » Bartelstein
Et enfin il y a eu Utah, qui semblait partir favori.
« Utah a débarqué et ils ont frappé fort. Ils ont mis le doigt et l’accent sur tout ce qu’il fallait pour que Gordon sente que c’était l’endroit où il fallait qu’il reste. Ca a aussi était très émouvant, ils ont fait venir ses coéquipiers, puis il a grandi là-bas. Il est devenu un homme là-bas. Il y a eu une rencontre de 3h30 et quand il est sorti il était déboussolé. Et il se disait ‘Je ne peux pas quitter Utah. Comment est-ce que je pourrais quitter ça ?’ Il y avait beaucoup d’émotion, il était torturé. Nous avons discuté au téléphone très tard lundi soir et il penchait vraiment pour rester à Utah, mais il était épuisé. » Bartelstein
Mais après une nuit de réflexion, sont choix s’est finalement porté plutôt sur Boston et son effectif attractif en plus d’un coach qu’il connait très bien.
Quant à l’annonce de la décision au Jazz elle n’a pas été simple et Bartelstein, qui avait négocié le deal de Joe Ingles, l’a évoqué
« Appeler Dennis ça a été un coup de téléphone brutal. En tant que GM vous ne pouviez pas faire les choses avec plus de classe et d’intégrité que Dennis l’a fait pour eux. Il a fait tout ce qui était en son pouvoir et montré à Gordon que c’était la bonne chose à faire que de rester à Utah. Aucune pression. Il fait toujours les choses avec classe. Gordon a dû prendre la décision qui était dans son meilleur intérêt et cela lui a brisé le cœur. Mais il devait prendre la décision pour lui. Il avait trois choix incroyables et c’est ce qui a rendu les choses si difficiles. Il n’y avait aucun évidence. » Bartelstein
Via Deseret News et ESPN
Travailler avec un nègre ??? J'ai pas compris…
Réponse ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A8gre_litt%C3%…
Hum… un "prête-plume" aurait je pense été plus adapté au vue de l'origine du mot, ce n'est jamais agréable d'apprendre encore une fois la signification d'un mot d'une époque pas très lumineuse.