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G-League, la « petite NBA »

Dans le cadre de notre nouvelle initiative pour vous donner la parole (ça se passe ici si vous voulez soumettre votre article), voici un article consacré à la G-League.

Aujourd’hui pièce centrale du développement des jeunes basketteurs amenés à jouer en NBA ainsi que terrain d’expression des journeymen n’ayant pas réussi à trouver d’équipe pour la saison régulière, la G-League (ou Gatorade League pour être exact) a su s’imposer dans le paysage NBA depuis sa création en 2001. Zoom sur cette ligue mineure qui se développe à vitesse grand V.

La création

Retour au début du millénaire où l’antichambre de la NBA ne se compose que de 8 équipes et n’est pas encore liée à la grande ligue. Elle n’en porte d’ailleurs pas le nom car nous parlons ici de la National Basketball Development League, ou NBDL pour raccourcir. 8 équipes à sa création, comme sa future grande sœur, coïncidence? Au programme de cette première saison 56 matchs, puis une post-season avec des playoffs. Du grand classique. Peu de noms ronflants au programme de cette édition 2001-2002 si on excepte Chris  »Birdman » Andersen, le légendaire tatoué. Au terme de cette saison qui verra les Greenville Groove s’imposer 2-0 en finale contre les North Charleston Lowgators et le titre de MVP décerné à Ansu Sesay (que tout un chacun connaît), peu de retombées directes mais une saison qui, comme les trois suivantes, donnera des idées à un certain David Stern.

L’explosion

Nous sommes désormais en 2005, et la NBDL va prendre un tournant décisif. En effet David Stern, commissaire de la NBA, souhaite permettre aux jeunes joueurs de se développer et de prendre de l’expérience, ainsi qu’offrir un vivier de joueurs aux franchises. Et qui de mieux que notre ligue fraîchement créée pour remplir ce rôle? Première conséquence pour la ligue remportée par l’Altitude d’Asheville cette année là, un changement de nom. Exit la National Basketball Development League, dites bonjour à la NBA Development League (ou D-League pour raccourcir). Ce changement était censé montrer le rapprochement entre la D-League et la NBA. Commercial. Autre conséquence des accords collectifs signés cet été-là, la possibilité pour chaque franchise d’envoyer deux de ses joueurs sous contrat en D-League s’ils ont moins de deux ans d’expérience dans la grande ligue. Le reste des joueurs présents dans les rosters de D-League seront désormais sous contrat avec la NBA. Cette  »réforme » permet donc à chaque franchise de mettre en couveuse leurs jeunes n’étant pas encore  »NBA Ready ». Les franchises disposent aussi du droit d’effectuer autant de call-up qu’ils voudront. En clair si un joueur l’intéresse, la franchise l’invite à venir dans son roster, et si le joueur est convaincant, il pourra être signé sur un contrat de plus longue durée. Voilà l’essor des contrats de 10 jours. Mais le projet de David Stern ne s’arrête pas là, il souhaite à terme que chaque franchise NBA dispose d’une équipe affiliée dans sa nouvelle ligue mineure. Ce processus s’enclenchera véritablement lorsque les Lakers créeront les D-Fenders de Los Angeles (aujourd’hui South Bay Lakers) en 2006, montrant la voie aux autres. En effet de 12 équipes en 2006-2007, la ligue passe à 18 équipes avec la création des Westchester Knicks lors de la saison 2014-2015. En 2015 a lieu un autre petit événement: les Fort Wayne Mad Ants, dernière équipe non-affiliée ou détenue par une franchise NBA, s’associe aux Pacers. Désormais toutes les équipes de D-League ont un lien avec une franchise NBA, ce qui va encore accélérer le développement de la ligue. Aujourd’hui, à l’aube de la saison 2017-2018, la toute fraîchement renommée G-League (pour Gatorade League, nouveau sponsor résultat du naming) comptera 26 équipes dont seulement quatre qui n’appartiennent pas à leur franchise mère.

Rudy Gobert en D-League avec le Bakersfield Jam en 2013-14

Les signes du développement

La G-League est une véritable porte d’entrée pour l’échelon supérieur. En effet, le nombre de joueurs NBA passés par la G-League a subi une forte augmentation: de 15 en 2005-2006, ils sont passés à 132 en 2015-2016, soit 9x plus de joueurs en 10 ans! Autre signe de développement, l’instauration du All Star Game en 2007, organisé de la même manière que celui de la NBA (Est vs Ouest, vote des fans, concours) le tout durant le grand All Star Weekend. Les salaires touchés par les acteurs de cette ligue mineure, nettement plus faibles que ceux touchés par les stars NBA, (à titre d’exemple un joueur de G-League touche environ 25000$ par an) vont toutefois augmenter afin d’augmenter l’attractivité de la ligue. L’attrait des joueurs pour la G-League se ressent déjà en Europe où de nombreux américains habitués à vagabonder de pays en pays décident de retourner au pays afin de jouer dans l’antichambre de la meilleure ligue du monde. La ligue attire aussi de nombreux jeunes, européens ou non-draftés, préférant tenter de vivre le rêve américain plutôt que d’aller jouer sur le vieux continent. Toutefois de nombreux exemples ont montré que ce rêve était réalisable, ou tout simplement que la G-League était un bon endroit pour se développer. Pour ne citer qu’eux, Jonathon Simmons (non drafté en 2012), Seth Curry (non-drafté en 2013) et plus récemment Yogi Ferrell (non-drafté en 2016) ont su s’imposer en NBA après un passage remarqué en D-League. Et la liste est encore longue avec des joueurs comme Rudy Gobert, Eric Bledsoe, Patrick Beverley ou encore Jeremy Lin, tous passés un jour par la petite sœur de la NBA.

 

Avec la création des  »two way contracts » ainsi que l’arrivée certaine de 4 nouvelles équipes dans les prochaines années afin que chaque franchise ait son équipe pour développer ses jeunes, la G-League n’en finit pas de prendre de l’importance. Bientôt présente dans la référence du jeu vidéo de basketball signé 2K Sports via son nouvel opus (bien que non-jouable), et ayant ses matchs diffusés sur Facebook, la  »petite NBA » n’a pas fini de faire parler d’elle.

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