A vous la paroleUneUtah Jazz - NBA

L’heure du roi Gobert ?

Dans le cadre de notre nouvelle initiative pour vous donner la parole (ça se passe ici si vous voulez soumettre votre article), voici un article consacré à Rudy Gobert.

Cette alléchante saison NBA 2017/2018 qui s’annonce nous offrira t’elle enfin notre premier « Go-To-Guy » français ?

Ce statut si particulier pour une franchise NBA et ses fans, synonyme entre autres de beaucoup de cash et de ballons d’attaque, n’a jusqu’ici jamais été atteint par l’un de nos représentants nationaux. Tony Parker, et ses 4 titres au compteur, est toujours un véritable cadre à San Antonio. Nicolas Batum est un fantastique « 2-way player » établi, respecté, et au profil « playmaker » toujours très recherché dans la ligue. Joakim Noah, défenseur de l’année en 2014, reste un joueur majeur qui compte dans un effectif. Mais malgré tous ces titres et ces fantastiques carrières, aucun à ce jour n’eût le niveau ni les opportunités d’acquérir enfin la reconnaissance suprême et ce statut tant désiré de « franchise player ». Dans l’ombre des Tim Duncan, Kawhi Leonard, Derrick Rose et autres K.Walker, n’est pas Dirk qui veut … Un regret éternel également pour notre « Dub » (Hervé Dubuisson) qui aurait pu, aurait dû, régler ce débat bien des années avant chez les Nets du New Jersey ! Mais enfin tout ça, c’était avant l’explosion à la face de la planète basket de l’immense talent de Rudy Gobert !

Bon, évidemment, il faudra concéder d’entrée que le départ cet été de Gordon Hayward aux Celtics, pas très bien anticipé par le front office du Jazz, représente une circonstance à même de propulser notre Rudy national sous le feu des projecteurs. Néanmoins, il apparaît évident également que Quin Snyder devra maintenant se reposer sur le grand talent d’avenir de son roster, et ce, des deux côtés du terrain !

En effet, Rudy « Poulidor », passé tout près du trophée du M.I.P cette année, a montré de nouvelles dispositions en attaque et a enfin atteint cette moyenne en « double figure » qui vous place dans la catégorie des poids lourds (14 points, 12.8 rebonds pour la saison 2016-17). En échouant également de peu dans la course au trophée du meilleur défenseur de l’année, il a toutefois démontré qu’il figurait bien dans l’élite défensive de la NBA. Un mastodonte. Un joueur rare qui oblige ses adversaires à s’adapter. Cette progression spectaculaire couplée aux aléas de la free agency devraient logiquement lui permettre d’accéder au statut si convoité et à la reconnaissance, si chère aux joueurs de cette ligue. Le gamin de Saint Quentin est donc en passe de devenir roi dans l’Utah !

Bien entendu, le challenge reste énorme, et rien ne sera cadeau pour un souverain en exil. S’imposer comme le recours essentiel tout au long des 82 matchs de ces longues saisons et porter l’équipe sur ses très larges épaules, contre vents et marées, doutes et critiques, ne sera pas chose facile. Et toujours un peu plus pour un « non-américain ». Le nouveau roi Gobert ne devra pas mettre son basket à l’envers : performer au plus haut niveau, obtenir la confiance totale du coaching staff, devenir le leader de cette équipe (en mettant par exemple de côté les rancunes du passé avec un certain R.R appelé à être son meneur pour les prochaines années), maîtriser sa communication de façon parfaite sans ces sorties chaotiques qui furent parfois son péché mignon, autant de difficultés et d’écueils qui se présentent à lui à l’aune de ce qui pourrait être la saison la plus importante de sa carrière. La saison du basculement d’un très bon joueur NBA à superstar. Nul doute qu’avec la confiance qui l’anime, sa capacité de travail et la bienveillance de sa franchise, stable et équilibrée, Rudy saura atteindre ses objectifs et offrir à la France son premier « Go-To-Guy » NBA !

 

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