Nando De Colo : « On s’est réunis pour se dire nos vérités »
Après une préparation enthousiasmante, notamment au niveau du jeu produit en attaque, même s’il y avait encore des questions sur la défense, les bleus ont fait un premier tour très décevant. Battus par la Finlande, écrasés par la Slovénie, ils ont également galéré face à la Pologne et ils abordent la seconde phase avec bien plus d’interrogations que de certitudes. Après la claque face à la Slovénie, qui aura peut-être été un électrochoc, et avant de retrouver l’Allemagne, largement à la portée des hommes de Vincent Collet, il y a eu une mise au point
« On s’est réunis pour se dire nos vérités. C’est bien de prendre une fessée de temps en temps. Ça évite de cacher les points négatifs derrière une victoire. » Nando De Colo
« Il faut que ces deux derniers matches nous servent de prise de conscience, de remise en question. Cette remise en question doit être individuelle mais doit s’inscrire dans collectif. Il ne faut surtout pas que quelques uns puissent penser que leur simple réaction individuelle puisse suffire. De façon très simple, c’est d’abord en défense que cette réaction doit s’opérer. Même si en attaque, on a besoin de mieux faire vivre la balle, d’être plus rigoureux, c’est d’abord défensivement que les choses doivent se faire, et le dernier match en est l’exemple parfait. Il ne s’agit pas seulement d’élever notre niveau, il y a vraiment une progression très, très importante à réaliser. » Vincent Collet
Désormais il n’y a plus le droit à l’erreur et si les bleus ne montrent pas un meilleur visage, il n’y aura pas de nouveau choc face à l’Espagne
« Au moins, nos dernières sorties remettent les choses en perspective. Maintenant, si tu perds, tu rentres. Pour moi, une chose est sûre : personne, dans ce groupe, n’a envie de rentrer à la maison. On prend un nouveau départ, mais on n’oublie rien. »
Pour ne pas rentrer à la maison, il faudra montrer autre chose défensivement car cela ne marche pas du tout de ce côté du terrain, en grande partie en raison d’un manque d’agressivité, d’intensité et de contestation.
« Attention, intervient encore Diaw. On ne se dit pas qu’on n’a pas besoin de défendre parce qu’on marquera plus que l’adversaire. Et, tactiquement, on fait ce qui est prévu. Les plans sont faits et ils sont complètement satisfaisants. Le problème, c’est l’exécution. »
Pour provoquer un déclic, Vincent Collet pourrait même changer son 5 majeur
« Entre coaches, c’est notre débat depuis deux jours. On hésite. Mais c’est tellement un problème collectif qu’il est difficile de stigmatiser l’un ou l’autre. L’effort défensif qu’on doit consentir est à partager. En particulier en ce qui concerne le cinq majeur. Ce qu’on se dit, et qui ne va pas dans le sens de changer le cinq, c’est que de toute façon, il faudra bien que les titulaires fassent cet effort. On ne va pas gagner simplement avec nos remplaçants. C’est la réaction globale qui va importe. En revanche, si je ne change pas le cinq, je serai beaucoup plus réactif par rapport aux mauvais comportements défensifs. »
Via L’Equipe, Le Dauphiné et Le Progrès