Blake Griffin : « Je ne pouvais pas abandonner ça maintenant »
Avant d’annuler tous ses rendez-vous avec d’autres franchises NBA et de re-signer pour 173 millions de dollars sur 5 ans à Los Angeles en juillet, Blake Griffin s’est entretenu avec Steve Ballmer (propriétaire), Doc Rivers (head coach) et Jerry West (« consultant spécial »). Et c’est ce dernier qui l’aurait définitivement convaincu de poursuivre sa carrière avec son équipe de toujours.
« Jerry a été très important, et il a eu une influence en venant et en travaillant sur la culture ici. La franchise et moi avions un travail inachevé ici et j’y accordais de la valeur. On était d’accord sur le fait que peu importe ce qui passait autour de nous, nous n’avions pas d’un côté comme de l’autre atteint nos objectifs. Je ne pouvais pas abandonner ça maintenant. » Blake Griffin via Yahoo!Sports
En 5 matchs pour le moment cette saison, les Clippers n’ont connu qu’un revers avec des victoires contre les Lakers, les Suns, le Jazz et les Blazers. Griffin se place lui en leader naturel et statistiques en tournant à 24.8 points (41.4% à 3-points), 9.6 rebonds et 4.4 passes par match. Un très beau départ compte tenu du fait que l’intérieur a été opéré d’une déchirure de la plaque plantaire du gros orteil droit (survenue le 22 avril dernier dans le Game 3 du 1er tour des playoffs contre Utah) début mai. Une blessure qui lui peut-être fait plus mal mentalement que physiquement.
« Je ne vais pas mentir, après ma blessure à l’orteil la saison dernière, j’ai pleuré. Je me suis mis dans les meilleures dispositions possibles, dans mon entraînement quotidien, mon processus de rééducation, mon régime alimentaire et ma préparation. Je m’écroule quand ce genre de blessures arrivent, quand tout le boulot effectué est balancé par la fenêtre. J’ai l’impression d’avoir tout fait et puis ça arrive. C’était de loin la blessure la plus difficile pour moi sur le plan émotionnel. » Blake Griffin
Fin juin encore, on l’annonçait même possiblement out jusqu’au mois de décembre. C’était sans compte sur son éthique de travail.
« Blake est un maniaque de travail. C’est pour ça que les blessures lui font aussi mal. Parce que tout ce qu’il fait est dirigé vers un objectif : être le meilleur joueur possible. Il comprend la science du corps plus que quiconque. Il a tellement progressé sur son tir, mais ça représente 6 ans de travail. Certains gars lâchent l’affaire quand ils ne reçoivent pas gratification. Il a complètement changé son geste au cours de sa carrière. Pour nous, il est l’ailier-fort le plus polyvalent de la ligue. Son jeu de passe, ses dribbles, son jeu sur pick-and-roll… Il peut jouer à tous les postes. Tout ce que vous le voyez faire sur le terrain, il l’a fait des milliers et des milliers de fois à l’entraînement. » Laurence Frank, vice président des opérations basket