Steve Kerr : « Quand je suis arrivé ici il y a 3 ans, les gars se cognaient la tête contre les murs d’impatience tous les soirs »
Impressionnants face aux Clippers après une assez dérangeante défaite contre Detroit à la maison, les Warriors avaient jusque-là l’allure de champions comme déjà dans l’attente des playoffs en plein mois d’octobre. Et lorsqu’on n’a pas assez faim en NBA, on prend le risque de se faire cueillir par moins bon que soi sur le papier.
« On est loin d’être là où on va être ou là où on veut être. La route est longue pour y arriver et nous y arriverons. Je pense que cette équipe a le potentiel pour être meilleure (que les précédentes équipes des Warriors), mais on en est loin pour le moment. » Draymond Green via ESPN
Bien conscient du problème de « complaisance » rencontré par son équipe, Steve Kerr a la lourde tâche d’essayer de trouver les mots justes pour réussir à motiver ses joueurs avant chaque rencontre.
« C’est pour ça que pour moi, LeBron qui joue les finales 7 années d’affilée c’est l’un des plus incroyables accomplissements de l’histoire. Vous le sentez, vous le sentez après un certain nombre d’années. L’atmosphère est différente dans l’équipe, et il faut se battre contre ça. » Steve Kerr
Membre des Bulls sacrés 3 fois champions de 1996 à 1998, le coach des Warriors a déjà vécu cela en tant que joueur. À l’époque, Chicago avait enchaîné une saison à 72 victoires, puis 69 la suivante avant de descendre à 62.
« Durant cette 3ème année (à Chicago), on était tous claqués. On a démarré l’année sur un 8-7. On enchaînait les réunions d’équipes. C’était exactement pareil. Ce n’est pas facile.
Quand je suis arrivé ici il y a 3 ans, les gars se cognaient la tête contre les murs d’impatience tous les soirs. Ils ne tenaient pas en place avant de jouer. Ils avaient perdu au premier tour l’année précédente. Ils avaient cette faim et ils avaient cette motivation, cette année l’ambiance est différente. Chaque année est différente. » Steve Kerr
Un bon test attend l’équipe jeudi à San Antonio, avant d’enchaîner sur un déplacement à Denver (samedi) puis sur la réception du Heat (lundi).