Jimmy Butler : « au début, je ne pouvais pas supporter Tom Thibodeau »
À Minnesota, Jimmy Butler a retrouvé son ancien coach à Chicago en la personne de Tom Thibodeau. Et si la relation entre les deux hommes est aujourd’hui excellente, ça n’a pas toujours été le cas.
« Je ne vais pas mentir, au début, je ne pouvais pas le voir. Je n’utilise jamais le mot « haine » mis ça n’était pas loin. Je travaillais dur et il ne voulait pas me faire jouer. Finalement, une occasion s’est présentée d’elle-même et je passais plus de temps sur le terrain. À partir de là, j’avais droit à quelques « quoi de neuf Jimmy ? » j’étais tout heureux. Maintenant, c’est mon pote. » Jimmy Butler.
Mais si les sentiments de l’ailier vis-à-vis de son coach ont évolué, c’est aussi parce que Thibodeau a pas mal changé depuis que les deux hommes se connaissent.
« À Chicago, il nous disait : « on va faire des exercices. Je m’en fiche de la manière dont se passe votre journée. » Maintenant, il blague et nous demande comment va notre famille. Je suis un être humain, le basket n’est pas la chose la plus importante dans ma vie et je crois qu’il commence à le comprendre. » Jimmy Butler.
Mais Thibodeau n’est pas le seul à avoir évolué. Jimmy Butler a également appris lors de ses dernières années à Chicago.
« J’ai compris que tout le monde ne recherche pas autant la confrontation que moi. Ça m’énerve, mais je dois comprendre que certains n’aiment qu’on leur dise qu’ils font du bon boulot. Je suis devenu meilleur pour travailler avec les différentes personnalités qu’il y a dans une équipe. » Jimmy Butler.
Et aujourd’hui, cette prise de conscience est particulièrement précieuse pour faire fonctionner une équipe de Minnesota dont les leaders ont des caractères bien différents.
« Andrew Wiggins est silencieux, et c’est bien pour lui, c’est sa personnalité. Karl-Anthony Towns lui est très, très exubérant mais de temps en temps il ne prend pas les choses aussi sérieusement qu’il le devrait. Quand il se dira « lui, c’est mon pote mais pour l’instant il est dans l’équipe adverse et donc c’est un ennemi » ce sera un joueur exceptionnel. On a besoin que ces deux là soit plus concentrés. »
La concentration, une qualité que ses deux jeunes coéquipiers devront développer si l’ancien joueur de Chicago veut atteindre son objectif.
« Je veux gagner un titre. C’est la seule raison pour laquelle je joue au basket. Cette franchise n’a pas été en playoffs depuis 13 ans, mais j’emmerde l’histoire. Il y a un nouveau groupe, et nous sommes tous d’accord pour dire qu’on emmerde le passé. »