James Harden a ajouté une arme létale à son arsenal
Comme l’a dit Mike D’Antoni récemment, James Harden, qui était déjà excellent l’an passé, est devenu encore meilleur cette saison. Et cette progression est notable dans tous les domaines. Même en un-contre-un. Pourtant, l’arrière des Rockets faisait déjà partie des tous meilleurs en isolation l’année dernière. Mais il a rajouté une arme létale à son arsenal, les step back à trois points.
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« Si tu défends sur Harden et que tu te retrouves avec les deux pieds à l’intérieur des trois points, tu es mort. Les gars pensent qu’ils défendent bien et contestent les tirs mais ce n’est pas assez. Parce qu’il fait partie des très bons joueurs. Il prend 11 trois points par match et met beaucoup de shoots compliqués. Tu penses que tu es là et puis il te glisse un step back et tu n’es plus là. Ce step back à trois points est létal. C’est un tir contre lequel tu peux défendre parfaitement sans pouvoir l’empêcher de scorer. Il a besoin d’un tout petit peu d’espace pour dégainer. Et c’est un vrai problème. Ils jouent un pick and roll, tes joueurs switchent et il y en a un qui crie « je l’ai ! je l’ai ! » mais deux secondes plus tard, swish. Tu ne l’avais pas mon grand. » Mike Malone, coach des Denver Nugget.
Selon NBA.com, James Harden a rentré 26 de ses 48 step back à trois points cette saison, soit un pourcentage de réussite de 52%. (vous pouvez les voir en vidéo ici). La saison passée il n’en a pas rentré un seul puisqu’il n’en a pas tenté derrière l’arc.

« Je pense que beaucoup de coach pensent « ok il a mis un gros shoot, il faut vivre avec. » Mais c’est dur de vivre avec ça ! » Mike D’Antoni, coach des Rockets.
Peut être avant, mais aujourd’hui, tous sont conscients de la dangerosité de l’arrière des Rockets dans cette situation.
« Des fois, j’entends des adversaires sur le banc crier : « ne le laisse pas shooter ! Step back en approche ! Step back en approche ! » C’est évident, le scouting report maintenant c’est de m’envoyer au drive. » James Harden.
Malheureusement pour les défenseurs, l’attaquant exceptionnel qu’il est arrive toujours a toute une panoplie de moves pour se créer de l’espace.
« Il y a une feinte, un pas, un pas sur le côté, que ce soit à gauche ou à droite, devant ou derrière, avec différents angles… Je m’adapte au défenseur. Est-ce qu’il tremble ? Est-ce qu’il bouge quand je dribble ? Si ses pieds ne bougent pas, j’attaque le panier parce qu’ils ne peuvent pas démarrer rapidement. S’ils reculent, je shoote. » James Harden.
Du coup il n’y a pas tellement de moyens de l’empêcher de marquer. Quin Snyder, le coach du Jazz à qui Harden avait passé 56 points en seulement 25 shoots (dont 7/8 aux trois points), peut en témoigner.
« Il faut juste essayer d’avoir un bon contest, sans faire faute pour qu’il n’aille pas sur la ligne des lancers et espérer. C’est vraiment tout ce qu’on peut faire contre un gars de ce niveau. C’est le genre de joueurs avec qui on dit souvent : « bonne défense mais excellente attaque » Quin Snyder.
James Harden est pour le moment favori dans la course au MVP avec 31,6 points (46% aux tirs et 40% à trois points), 5,1 rebonds et 9,4 passes de moyenne.