Bogdan Bogdanovic, rookie le mieux payé de l’histoire : « L’argent ne joue pas à votre place »
En 2013, Bogdan Bogdanovic, 21 ans, décide d’inscrire son nom à la draft.
« C’est comme ça que je me suis fait connaître ici. » Bogdan Bogdanovic via NBC Sports
Il intéresse un peu les franchises NBA, mais pas encore assez. Il décide de retirer son nom. Avant de se ré-inscrire l’année suivante. Et d’être sélectionné en 27ème position par les Suns.
« Honnêtement je voulais venir en NBA directement cette année là. » Bogdan Bogdanovic
Mais Phoenix lui propose du temps de jeu en G-League et il décide de ne pas tout de suite faire le grand saut.
« Le plan c’était de faire une seule dernière saison en Europe. »
Il s’engage alors avec Fenerbahçe, avec qui il dispute à la fin de la saison en question le premier Final Four de l’histoire de l’équipe. À la fin de la saison, le montant de son buyout et l’envie de gagner l’Euroleague le dissuadent de partir. Un an plus tard (2016), il perd en finale contre le CSKA Moscou mais l’emporte finalement en 2017 aux dépens de l’Olympiacos et décide de faire ses valises, 3 ans après sa draft. Pour Sacramento (les Suns ont transféré ses droits le soir de la draft 2016 contre le 8ème choix, qui deviendra Marquese Chriss).
Là-bas, il obtient le plus gros contrat jamais paraphé par un rookie : 27 millions de dollars ($9,470,614 cette saison) sur 3 ans. Grâce à son attente, le Serbe n’est plus soumis au barème des contrats rookies, et il profite aussi de l’augmentation du salary cap.
« J’ai appris à jouer chaque match comme si c’était le dernier. L’argent ne joue pas à votre place. Il faut aller montrer pourquoi on vous paie. » Bogdan Bogdanovic
Pas considéré comme un première année au sein de son équipe, l’ailier de 25 ans tourne aujourd’hui à 11.5 points, 3.2 passes, 2.7 rebonds et 1 interception.
« On a 4 rookies dans l’équipe (lui, Justin Jackson, Harry Giles et Frank Mason III). » De’Aaron Fox
« Ils me respectent. » Bogdan Bogdanovic
Tout en étant l’un des 10 joueurs à shooter à au moins 50% à 2-points et 40% à 3-points. Les 9 autres ? Stephen Curry, Kevin Durant, Klay Thompson, Karl-Anthony Towns, Al Horford, Kevin Love, Otto Porter, E’Twaun Moore et Darren Collison.
Et désormais le MVP 2018 du Rising Stars, avec 26 points à 7/13 à 3-points et 6 passes devant les caméras du monde entier le weekend dernier. Après tout, on parle quand même d’un vice-champion olympique (2016), vice-champion du monde (2014) et vice-champion d’Europe (2017)…