Rajon Rondo a lui aussi activé le mode playoffs : « Le coach me laisse un peu diriger l’équipe »
Entre ses expériences aux Mavericks, aux Bulls et aux Kings, Rajon Rondo avait détruit tout le crédit qu’il avait accumulé grâce à ses performances éblouissantes aux Celtics. Le brillant meneur était devenu un pari que les franchises hésitaient à risquer.
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Mais en le signant cet été à un montant dérisoire, les Pelicans ont semble-t-il fait le bon choix. En gestion tout au long de la saison, bon sans être brillant (à part avec cette performance à la passe), Rondo a enclenché le mode playoffs pour la série contre les Blazers. Outre ses 17 passes, c’est lui qui organise tout le jeu de son équipe, et il est un véritable relais sur le terrain du coach des Pels, Alvin Gentry.
« Le coach me laisse un peu diriger l’équipe. J’essaie de rester sur la même longueur d’onde que lui, on a beaucoup communiqué dans le quatrième quart-temps quand il voulait que l’on accélère le jeu et nous avons bien fait le boulot ensemble. » Rajon Rondo.
À 32 ans, Rondo fait partie de ceux qui n’arrêtent jamais de parler sur un terrain, recadrant tout le monde pour que son équipe soit le mieux organisé. Et il le revendique.
« J’essaie de m’assurer de toujours parler à mes coéquipiers. On peut aimer ou détester ça, c’est comme ça que je suis. » Rajon Rondo.
Et ses coéquipiers on choisit la première solution.
« Il a un état d’esprit différent. Quand les Blazers appelaient des systèmes samedi, il nous disait ce qu’ils allaient faire avant même qu’ils puissent faire quoique ce soit. Il est concentré et la manière dont il a joué samedi est impressionnante. Il a réussi 17 assists, impliqué tout le monde, il nous a parlé, s’est assuré que l’on sache ce qu’on allait faire après les temps-morts… Il est dans un autre mode, et il joue très bien. » Anthony Davis.
Pour Gentry, qui a eu sous ses ordres un certain Steve Nash notamment, aucun des meneurs qu’il a coaché ne connait aussi bien le jeu que son actuel protégé.
« J’ai eu la chance de pouvoir me fier à des meneurs capables de prendre l’équipe en main. Mais je pense que Rondo est encore plus spécial que ces gars parce qu’il travaille très dur dessus. S’il est dans votre équipe, il faut lui faire suffisamment confiance pour comprendre qu’il met les gars dans la meilleure situation possible. » Alvin Gentry.
Et Gentry applique sa philosophie même dans les moments les plus délicats. Alors que ses hommes avaient jeté à la poubelle un avantage de 19 points samedi, il a laissé les commandes à son meneur, lui faisant confiance pour terminer le travail.
« C’est dans ces moments là qu’il faut croire à ce qu’il fait. Des fois il va me demander ce que je pense et me dire d’appeler un système et ça me va. J’ai toujours dit que si j’appelais un système et que lui en avait déjà prévu un, le sien allait passer en priorité. Des fois, quand on est sur le terrain, on a un meilleur pressentiment que le coach. » Alvin Gentry.
À voir si ça suffira pour sortir les Blazers, favoris de ce premier tour de playoffs.