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[Interview] Ian Mahinmi : « Une question d’attitude »

Après une brillante victoire à domicile lors du game 3 de la série contre les Raptors (au cours duquel il inscrit 6 points et réalise 3 contres), Ian Mahinmi s’est confié au micro de Basket Infos. Il revient notamment sur la saison NBA en général, les performances des Wizards, et ses espoirs pour les playoffs.

Ian, quelle est ta réaction à chaud sur cette victoire ?

C’est une bonne réaction d’équipe pour le retour à la maison. On a montré beaucoup d’énergie et d’enthousiasme, on a été adroit au shoot, notre défense s’est montrée au niveau, ce qui fait notre force, et nous a aussi permis de développer du jeu rapide. C’est prometteur. Ca fait surtout plaisir de retrouver un peu de rythme après deux matches très compliqués à Toronto.

Comment expliques-tu l’agressivité dont vous avez fait preuve en défense ce soir, au contraire des deux premiers matches à Toronto ?

Je pense que c’est une question d’attitude. Tout le monde est rentré sur le terrain avec le couteau entre les dents, et ça s’est vu. On a pu faire beaucoup d’interceptions, de deflections, montré beaucoup d’activité et d’énergie, c’est une réaction de caractère. Au vu des joueurs de caractère qu’on a dans l’équipe, c’était la réaction espérée.

C’est notamment Oubre et toi qui avez permis à Washington et au public de se réveiller, après un début de match compliqué..

C’est vrai que comme on sort du banc avec Kelly, on est là pour apporter de l’énergie. J’ai pris des fautes rapides, c’est un peu frustrant, mais en tant que remplaçants, si on doit donner 6 fautes, on les donnera, on fait pas attention à ça. Je pense que le banc a fait une bonne rentrée et que c’est de bon augure. Mais c’est pas le moment de célébrer, on est encore menés 2-1 donc j’attends le match 4 de dimanche avec impatience.

Est-ce que tu penses que ça peut être votre année, au vu des difficultés des Cavs, des blessures des Celtics notamment ?

Pas forcément, on est avant tout concentré sur notre série. Surtout que ça veut rien dire, les playoffs on sait comment ça se passe. Ce qui est important, c’est de se focaliser sur nos matches et sur l’instant présent, et pas commencer à faire des calculs. Année après année, tu te rends comptes que tu n’es jamais sûr de rien, jamais à l’abri d’une blessure de ton joueur majeur.

Si on revient sur la saison régulière, comment tu juges votre saison collectivement ?

C’est vrai que cela a été une saison difficile, notamment à cause des nombreuses blessures, surtout celle de Wall, on a pris du temps à prendre nos marques. Forcément, on partait avec plus d’ambition que ça, mais c’est le genre de saisons où les choses ne tournent pas en ta faveur. On a quand même réussi à se qualifier en playoffs, et maintenant on est à la bataille contre Toronto, donc on fera les comptes à la fin, mais on a de grosses attentes.

L’été dernier, les Wizards ont fait le choix de la continuité avec très peu d’évolutions apportées au roster. Est-ce que tu penses que ça peut faire la différence ?

On se connaît mieux au niveau du groupe, en termes d’osmose, chacun se connaît un petit peu plus, donc c’est un gros avantage. Après, difficile de dire si on est plus forts que l’année dernière ou pas, on verra.

Quelle est l’équipe qui te surprend le plus cette saison ?

J’ai été plutôt impressionné par ce que fait Utah, le travail de Quin Snyder, qui développe un bon basket, une équipe qui ne fait pas trop de bruit sur le papier après le départ de Hayward, mais qui est très difficile à jouer. Et un joueur qui m’a surpris, Donovan Mitchell, qu’on ne connaissait pas du tout, mais de voir sa régularité à tous les matches, c’est bluffant. En termes de scoring, c’est assez impressionnant pour un rookie.

Ces dernières semaines, DeRozan, Love et Oubre notamment, ont abordé la question de la santé mentale et de la dépression parmi les joueurs NBA. Est-ce que tu sens que les mentalités évoluent à ce sujet ?

C’est bien que certains joueurs se sentent concernés et s’expriment. C’est pas forcément mon cas, mais c’est important que le grand public en prenne conscience. C’est une réalité, chacun gère ce genre de pression à sa façon, donc c’est pas forcément nouveau, on a toujours eu un coach mental à disposition par exemple, mais ça va dans le bon sens que les gens en parlent plus. Pour les jeunes, j’essaye aussi de donner des conseils, après plus de 10 ans dans la ligue, j’essaye de leur expliquer des situations que moi j’ai vécues pour les aider à gérer la pression.

Propos recueillis par Guillaume Perrin à Washington

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