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Kevin Love : « Que je joue 4 ou 14 ans ici, ça en valait la peine »

Soft, surestimé, sujet aux blessures, cité dans les rumeurs de transfert… Kevin Love a appris à encaisser depuis son arrivée à Cleveland aux côtés de LeBron James en 2014, après 6 années passés sous le maillot des Wolves, dont 3 en tant que All-Star.

« J’ai traversé assez de choses pour un gars qui est là depuis 12 ans (sourire). Ça en valait largement la peine. » Kevin Love

Avant le Game 3 des demi-finales de conférence Est contre Toronto, J.R. Smith avait expliqué pourquoi selon lui la plupart des critiques tombaient sur le dos de Kevin Love à Cleveland.

« Journaliste -Pourquoi Kevin a-t-il été une telle cible ces dernières années quand l’équipe ne va pas bien selon vous ?

J.R. Smith -Je pense que c’est un peu comme le syndrome Chris Bosh, quand il était à Miami. Quand tout va bien on félicite LeBron, et quand tout va mal, on pointe du doigt le suivant sur la liste. C’est comme ça quand on joue avec LeBron. C’est difficile quand vous n’êtes pas habitué à être dans cette situation. Par chance j’ai toujours fait partie des « dark horses » dans mes équipes donc je sais un peu comment prendre ça. J’essaie d’apporter ce que je peux à Kevin, je lui dis de rester positif, de rester qui il est et de continuer à jouer.

Une situation qui a conduit l’intérieur à adopter une attitude méfiante et à se renfermer sur lui-même.

« C’était une expérience riche en enseignements. Quand je suis arrivé je tournais à 25 points et 10 rebonds de moyenne, j’étais l’option n°1 et tout près des playoffs. Ensuite j’étais censé gagner un titre, j’essayais de trouver ma place avec deux joueurs ‘ball-dominant’ et ce fût un processus. C’était dur pour moi, j’essayais d’en apprendre énormément et en même temps j’essayais de réussir à gérer ce qu’on appelle parfois le ‘cirque’ ici, ce genre de choses. » Kevin Love

Attaqué par son propre vestiaire en janvier (avant la vague de transferts de février), il s’était 2 mois plus tard -et alors qu’il récupérait doucement d’une fracture de la main gauche- ouvert dans un article publié sur The Players’ Tribune sur ses soucis d’anxiété et une crise de panique qu’il avait jusque-là cachée à tout le monde.

« Tellement de gens sont venus vers moi en se disant qu’ils pouvaient partager leurs histoires. Je ne dirais pas que je n’étais pas comme ça il y a 10 ans, mais je se sens beaucoup plus rempli d’empathie qu’avant et cela m’a aidé dans mes relations avec ma famille, mes meilleurs amis, et tous les gens qui sont venus vers moi pour partager leurs histoires. Je suis heureux de voir qu’une communauté s’est développée, non seulement à Cleveland mais partout. » Kevin Love

Côté professionnel, il ne veut surtout pas qu’on le traite différemment en raison de qu’il a pu exprimé.

« Je ne veux pas d’excuse, ce n’était pas le but. Je dis toujours que le basket c’est mon garde du corps. C’est là que je m’échappe de tout. C’est ailleurs que mon esprit prend le contrôle, ailleurs que je peux être mon pire ennemi. » Kevin Love

« Je lui ai simplement dit : ‘Sois juste toit-même, amuse-toi. Tu es l’un des meilleurs joueurs de la ligue, tu gagnes beaucoup d’argent, relax. » Tyronn Lue

En plein protocole de commotion depuis un choc avec Jayson Tatum dans le Game 6 des finales de conférence Est, Love, qui a regardé le Game 7 dans une petite pièce discrète du TD Garden, n’est pas certain de pouvoir prendre part au Game 1 des Finales face aux Warriors.

« Que je joue 4 ou 14 ans ici, je me dirai toujours que c’était une super période, pour moi le verre est toujours à moitié plein. Tout ça en valait la peine. On a accroché une bannière et d’autres bientôt j’espère. » Kevin Love

En 17 matchs de playoffs pour le moment, Love tourne à 13.9 points à 38.8% et 10 rebonds.

via USA Today

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