Carmelo Anthony s’explique sur son départ du Thunder et évoque les raisons de cet échec
L’expérience de Carmelo Anthony au Thunder a finalement pris fin après une seule petit saison (très) décevante (16,2 points, 5,8 rebonds et 1,3 passe décisive de moyenne à 40% aux tirs et 36% à trois points mais surtout un impact proche du néant). Pourtant, ceux qui espéraient voir le Melo de Team UsA, létal en catch and shoot étaient nombreux et persuadés que la diva allait arrêter de jouer en isolation pour laisser ses coéquipiers porter le ballon. Le fit semblait parfait mais cela na pas fonctionné, la maladresse de ce dernier n’aidant pas. Semblait seulement, puisque ce n’est n’est pas l’avis du principal concerné qui estime que le timing du transfert était très mauvais.
Bon plan NBA Store : des maillots à partir de 49€
« Au final, ce n’était pas un bon fit. Je n’en ai pas encore parlé mais je pense que l’année dernière, tout est allé trop vite. Je suis arrivé lors du media day, juste avant le training camp. Ils avaient déjà des choses en place et je suis arrivé lors de la 25ème heure. Ils étaient en mode : « Oh merde, Melo nous rejoint. » Vous pouvez voir ce dont je parle si vous vous intéressez au basket depuis longtemps. C’est pour ça que nous étions très irréguliers. Certains moments, je devais trouver des solutions tout seul, personne ne m’aidait. » Carmelo Anthony.
Tradé à Atlanta, l’ancien joueur des Knicks sera coupé par les Hawks, et devrait signer avec les Rockets, soit sa quatrième équipe en une saison.
« Quand on se fait racheter son contrat ou couper, les gens nous regardent comme si on était fini. Sauf que maintenant, c’est la norme. Si quelque chose ne fonctionne pas, il faut tourner la page et se mettre d’accord pour un buyout où se faire trader. C’est normal maintenant dans le basket. J’ai eu une conversation avec ma femme et ma famille, je leur ai dit que je n’allais pas accepter de buyout et que je n’allais pas me faire couper. Ils m’ont répondu qu’au final, personne ne va se rappeler de ça. Il faut faire ce qu’on a à faire. Ce n’est rien du tout, et il faut passer au chapitre suivant. Ça m’a pris du temps pour arriver au point où je me suis dit « OK, je vais accepter ça ». » Carmelo Anthony.
En coupant Anthony, les Hawks lui paieront l’intégralité de son salaire, soit près de 28 millions de dollars. La franchise géorgienne peut se permettre d’avoir un tel poids dans son cap, au moins durant une saison, puisqu’elle n’a absolument aucune ambition à court terme. Les Hawk devraient donc assez rapidement libérer Melo pour lui permettre de s’engager dans l’équipe de son choix. À Houston ?
« On essaie de trouver une solution, tout le monde est au courant pour le trade à Atlanta, je crois que tout est en train d’être finalisé en ce moment. Je vais laisser les autres faire ce qu’ils ont à faire, réfléchir et quand le temps sera venu on pendra une décision. » Carmelo Anthony.
Pour certains, les Rockets ne devraient pas tenter de recruter Melo puisque son ajout diminuerait les chances de la franchise texane de battre les Warriors. Les hommes de Mike D’Antoni se sont basés l’année dernière sur un cinq capable de switcher sur chaque écran pour limiter les décalages. Mais avec les départs de Trevor Ariza aux Suns, celui de Luc Mbah a Moute aux Clippers et l’arrivée probable de Melo, difficile de les imaginer proposer le même système défensif. D’autant plus que pas mal de supporters d’Houston ont peur que Melo n’ait pas la mentalité de gagnant nécessaire pour porter leur équipe vers les sommets. Pour le joueur, cette perception de lui changera avec les victoires.
« Je pense que gagner, au final, permet de tout réécrire, de tout recommencer à zéro. Quand je regarde l’année dernière , quand on gagnait l’histoire était déjà écrite. Pareil quand on perdait. C’est presque prémédité. Perso, je joue au basket, je suis heureux et excité de ce qui va venir, peut importe ce que c’est. » Carmelo Anthony.