Justise Winslow pense être fait pour les playoffs
L’ailier du Heat Justise Winslow a été un peu décevant la saison dernière. Après un exercice sophomore gangrené par les blessures (seulement 18 matchs joués), on attendait du dixième pick de la draft 2015 qu’il sorte le grand jeu. Sauf que Winslow n’a jamais vraiment trouvé son rythme. Il a une nouvelle fois loupé une quinzaine de matchs à cause de soucis physiques et, si sa défense est toujours impressionnante, il n’a pas su progresser en attaque où il était pourtant attendu (7,8 points à 42% aux tirs). Mais le gaucher a montré du caractère lors des playoffs en donnant du fil à retordre à Ben Simmons pendant le premier tour Heat/Sixers perdu par le Heat.
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« C’était bien d’être en playoffs. En tant que compétiteur, c’est là où on veut être. Mon style de jeu, mon impact physique et mon agressivité, je pense que tout ça, c’est parfait pour les playoffs. Les arbitres vous laissent un peu plus jouer. J’adore être sur la grande scène, j’apprécie tout, les matchs à l’extérieur, les fans en folie… C’est amusant. » Justise Winslow.
Lors des rencontres, Winslow a plusieurs fois été aperçus en pleine séance de trash talking avec Ben Simmons et Joel Embiid notamment.
« Il ne se passait rien de spécial, on était juste en pleine compétition. C’était amusant, tout le monde trash talkait. Honnêtement, je pense que tout le monde a apprécié. Au final, c’était juste marrant, ça fait ressortir le meilleur des joueurs. Ça n’avait rien de personnel, on essaie juste de donner son max, que ce soit en rentrant dans leur tête, en claquant des contres ou en rentrant de gros shoots. » Justise Winslow.
En parlant de shoots, Winslow désespère peu à peu tous les fans du Heat à cause de son incapacité à rentrer un tir de loin. Le garçon, qui tourne à 31% aux tirs primés en carrière, s’est amélioré la saison dernière puisqu’il émargeait à 38%. Mais il s’agissait en grande majorité de shoots non contestés. L’ailier est bien conscient qu’il doit à tout pris s’améliorer dans ce domaine.
« Je fais beaucoup de shoots, à trois points mais aussi à mi-distance, j’essaie de devenir un meilleur scoreur. Je comprends à quel point le spacing est important. Je veux être un bon shooteur, pour moi mais aussi pour mes coéquipiers. Je veux créer plus d’espace pour eux, et si mon joueur n’est pas obligé de me coller c’est un problème. J’y travaille constamment chaque jour. Je me regarde mettre des tirs, je regarde des vidéos, c’est tout un programme mais j’aime les progrès que j’ai fait. »Justise Winslow.
Depuis son arrivée en NBA, son coach Erik Spoelstra tente de masquer les faiblesses de son poulain aux tirs en lui faisant beaucoup porter le ballon. Et ça marche plutôt bien puisque les meilleurs lineups alignées par le Heat sont celles où le jeune ailier est repositionné au poste de meneur.
« Je travaille aussi mon dribble. J’essaie de m’améliorer dans tous les aspects du jeu, j’ai souvent joué meneur l’année dernière. J’aime ça. Je suis un gars altruiste donc je cherche toujours un moyen d’impliquer mes coéquipiers. Avoir la balle dans les mains et essayer de créer pour les autres vient naturellement. J’aime être sur le terrain et avoir du contrôle sur le match, faciliter les choses. Ça fait partie de mon ADN. J’ai beaucoup eu le ballon dans mes mains les deux premières années, je connais l’équipe et le staff, c’était comme ça que je pouvais le plus aider l’équipe à gagner. Nous avons beaucoup de shooteurs et de joueurs qui peuvent jouer sans le ballon mais il nous faut le bon spacing et la bonne organisation pour qu’ils soient en position d’être performants. Plus l’année avançait, plus Spo me faisait confiance pour porter le ballon, appeler les systèmes et organiser tout ça. J’ai aimé la responsabilité. » Justise Winslow.
Winslow entre dans la dernière année de son contrat rookie et sera donc restricted free agent l’an prochain. Mais ça ne le travaille pas plus que ça.
« Honnêtement, je n’y pense pas vraiment, j’essaie juste d’être le meilleur joueur possible et continuer à bosser. Je suis heureux à Miami, je suis certain qu’on va trouver un accord cet été ou le prochain. Je ne suis pas en plein rush, je parle constamment au front office et au coach. Cette échéance ne me stresse pas, j’essaie de m’entrainer cet été, de m’amuser et d’être prêt pour la saison prochaine. » Justise Winslow.
Winslow tournait l’année dernière à 7,8 points, 5,4 rebonds et 2,2 passes décisives par match.