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Luke Walton parle des troubles psychologiques qu’il a traversés en tant que joueur et évoque ceux de son père Bill Walton

Si aujourd’hui, plusieurs joueurs NBA avouent qu’ils ont souffert d’anxiété et de dépression au fil de leurs carrières NBA, ce n’est pas un phénomène nouveau. Bill Walton, qui après 4 saisons à Portland, était taillé pour être l’un des meilleurs pivots de l’histoire ne put jouer que 14 matchs en 4 ans en raison d’une grave blessure au pied. Ecarté des terrains pendant l’époque qui aurait dû correspondre à sa prime entre 26 et 29 ans, il n’a jamais pu atteindre le niveau que les observateurs attendaient de lui (cela ne l’a tout de même pas empêché de devenir Hall of Famer). Forcément, cela crée des désillusions, et Bill Walton a annoncé récemment qu’il était à l’époque, au fond du seau. Il a même plusieurs fois pensé à se suicider : une nouvelle accablante pour son fils Luke Walton, coach des Lakers qui, plus jeune, ne s’était jamais rendu compte de ce que traversait son paternel.

J’en ai eu le souffle coupé. J’ai appelé mes frères en leur demandant s’ils pouvaient croire ça. Je ne m’en étais jamais rendu compte. Je pense qu’en tant que père, vous devez toujours essayer de soutenir vos enfants. Et en tant qu’enfant, vous aimeriez savoir quand un être aimé traverse des choses difficiles afin de le soutenir. Mais il ne nous a jamais montré un seul signe de tout ça. J’ai demandé à mon père pourquoi il n’avait rien dit. C’est juste une génération différente. Ils ne parlaient pas de leurs émotions comme nous le faisons maintenant. » Luke Walton

Luke Walton lui-même avait décidé d’entamer un suivi avec un psychologue lorsqu’il était joueur à l’université d’Arizona. Cela lui permettait d’apprendre à mieux encaisser les défaites ou de mauvaises performances. Cette expérience, mais aussi les récentes déclarations portant sur le sujet en provenance de joueurs importants de la ligue, lui permettent de mieux envisager son rôle de coach d’une jeune équipe. Il admet qu’il doit faire encore plus attention qu’il le fait déjà au moral de ses troupes.

Quand je faisais un mauvais match, ça me détruisait, ça me déprimait. Je n’arrivais pas à gérer ça correctement. Je ne suis pas sûr que jusque là j’ai été suffisamment bon pour identifier les joueurs qui souffraient de troubles psychologiques. » Luke Walton

Au final, en parlant de leurs troubles, DeMar DeRozan et Kevin Love ont ouvert une porte qui a permis de révéler beaucoup de choses, aux observateurs, mais aussi aux coachs et aux dirigeants qui désormais, se montreront peut-être plus attentifs à la santé mentale de leurs joueurs.

Via ESPN

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