Adam Morrison : « J’ai été en colère pendant un moment de la tournure de ma carrière »
Après trois très belles saisons en NCAA du côté de Gonzaga (19,7 points de moyenne à 50% aux tirs dont 37% à trois points), Adam Morrison a été drafté par les Charlotte Bobcats en troisième position de la draft 2006. Malheureusement pour lui, la situation dans laquelle il est arrivé n’était pas vraiment propice pour le développement d’un rookie.
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« Personne ne s’aimait là-bas. Et j’étais épuisé (il souffre d’un diabète de type 1). Avec le recul, ça aurait peut-être été mieux si j’avais joué 20/25 minutes par match. Mais on galérait et j’ai été sélectionné très tôt à la draft, donc c’était évident qu’ils allaient me faire jouer. »Adam Morrison.
Au final, le joueur d’alors 22 ans marque 11,8 points par match à 38% aux tirs lors de sa saison rookie. Pas brillant, mais on a déjà vu pire et les observateurs se disent alors que le jeune ailier sera capable de progresser. Malheureusement pour lui, une vilaine blessure au genou le prive de toute la saison suivante. Il a dû mal à revenir et ne rentre pas dans les plans du nouveau coach Larry Brown. Il est donc transféré aux Lakers et évoluera là-bas lors des deux derniers titres de la franchise californienne, en 2008/2009 (0 minute jouée lors des playoffs) et en 2009/2010 (13 minutes en playoffs). Après ces deux saisons et un passage en Europe, Morrison décide de mettre fin à sa carrière, alors qu’il n’a que 27 ans et qu’il a empoché près de 17 millions de dollars de salaire. Avec une étiquette de bust qui lui colle encore à la peau aujourd’hui.
« J’ai été en colère pendant un moment de la tournure de ma carrière. Certains moments, j’aurais préféré encore être sur les terrains. Mais je ne me dis pas non « Oh mon dieu, j’ai tout foiré et je bosse au supermarché.’ Les gens s’attendent à ce que je tombe au plus bas ou un truc du genre. Mais je n’ai pas un style de vie trop extravagant. Je n’ai pas besoin d’aller à des fêtes chaque weekend ou d’avoir une maison à Miami. Je suis chanceux d’avoir pu mettre de l’argent de côté. » Adam Morrison.
Depuis, l’ancien joueur des Bobcats est retourné à Gonzaga pour terminer ses études et a donné quelques conseils à l’équipe universitaire dont il faisait partie il y a une grosse dizaine d’années, devenant assistant coach au passage.
« Ses connaissances en basket sont excellentes. Des fois, il va dire : « Hé, c’est ce que ferait Kobe dans sa préparation des matchs. » Il n’a pas besoin de donner plus d’explications. » Glenn Williams, le coach de Gonzaga.