Kevin Love : « On va surprendre beaucoup de monde »
Depuis son arrivée à Cleveland en 2014, Kevin Love n’a pas eu l’habitude d’être au centre des attentions des journalistes pour l’ouverture des training camps. Dans l’ombre de Kyrie Irving et LeBron James, il avait l’habitude de laisser beaucoup la parole à ses deux leaders, respectant la hiérarchie établie de façon naturelle. Les choses changent vite ! Avec le départ du meneur de jeu en 2017 et celui du King cet été, l’ailier-fort s’est mis hier au premier plan. Il semble prêt à enfiler son costume de leader avec courage. Cleveland est désormais son équipe.
S’il a déjà connu cette position à Minnesota en début de carrière, Kevin Love est désormais, à 30 ans, un joueur changé. Il a appris des rôles différents, a connu le succès et les critiques, a remporté un titre… Il s’est aussi confié à propos du combat qu’il a livré durant sa carrière en luttant contre d’importantes périodes d’anxiété. Aujourd’hui, il s’est construit avec ces éléments. Il est un joueur mûr aux cheveux grisonnants que ses coéquipiers appellent Captain. Prêt à franchir une nouvelle étape, il se confie sur ce nouveau sentiment à Cleveland.
Mes six premières années dans la ligue à Minnesota, on avait une très jeune équipe. On ne faisait pas les playoffs. On a traversé des situations compliquées sur le terrain, mais aussi en dehors, jusqu’à être transféré dans une équipe qui avait pour objectif de disputer le titre chaque année. J’ai du suivre le mouvement. Maintenant, je vais suivre les étapes dans l’ordre pour être le leader de cette équipe en étant plus vocal, en menant par l’exemple, en étant l’extension du coach sur le terrain. Je ne dis pas que j’ai encore besoin de mûrir, mais je dois saisir cette nouvelle opportunité dans mon évolution en tant que leader. » Kevin Love
En soutien, il aura l’un de ses meilleurs amis : Channing Frye, revenu à Cleveland après un bref passage aux Lakers.
Kevin va mener par l’exemple. Au vu du sac d’argent qu’il a reçu cet été et de ce qu’il a montré à tout le monde ces dernières années, je peux vous dire que c’est un gars qui bosse dur. Il bosse très dur. Chaque jour, il en fait des tonnes. Il est ici au moins 5 ou 6 heures par jour ! Il veut gagner et connaitre des challenges pour devenir encore meilleur. Des fois il est dur envers lui-même car il tient à conserver de très hauts objectifs. Avant, il apportait le pain, le bacon et le fromage au steak qu’était LeBron. Maintenant, nous sommes le pain et le fromage. Il est le steak ! On représente les accompagnements, les amuse-gueules et nous sommes là pour pour être complémentaires avec lui car il est celui qui va avoir pour rôle de faire fonctionner cet engin ! » Channing Frye
Et pour Frye, Kevin Love n’aura aucun mal à endosser ce rôle quitte à, en cas de défaite, être la cible des critiques.
A 130 millions, il peut être prêt (rires) ! Je pense qu’il l’est. Et puis, il aura autour de lui des gens qui seront constamment positifs, tout en sachant le maintenir dans la réalité. Les gars seront là pour lui si les choses ne vont pas dans le bon sens. Nous sommes une équipe ! Ce n’est pas que Kevin ! Il est là et représente une partie primordiale de notre équipe, mais en parallèle nous sommes unis et je sais que Kevin aime ça. Tout n’est pas que sur ses épaules, mais c’est lui qui va nous porter vers l’avant. Je pense qu’on le sous-estime de ce côté-là car il était dans l’ombre de LeBron. Les gens n’ont jamais vraiment compris ce que Scottie Pippen pouvait faire car Michael Jordan faisait des choses incroyables. Tout le monde va maintenant comprendre ce que Kevin peut faire et à quel point il est bon dans son domaine. » Channing Frye
Le nouveau leader des Cavs semble en tout cas très sûr du potentiel de son équipe au sein de laquelle il semble avoir tous les soutiens.
Nous allons être une équipe qui va surprendre beaucoup de monde ! » Kevin Love
Malgré le départ de LeBron James, une place dans le top 5 de la conférence n’est effectivement pas inenvisageable pour Cleveland, et ce sera à coup sûr l’objectif minimum pour Kevin Love et des siens.
Via Cleveland.com