Julius Randle : « La manière dont ça s’est terminé avec les Lakers ne m’a pas surpris »
Cet été, Julius Randle a quitté les Lakers pour les New Orleans Pelicans où il a signé pour deux ans et 18 millions de dollars (la deuxième année est une option joueur). Pour la première fois, Randle se retrouve au sein d’un groupe qui a pour ambition assumée de se qualifier en playoffs.
« D’habitude, dans les jeunes équipes, il y a des gars qui essaient de trouver leur place dans la ligue. Ils essaient de s’ajuster et de montrer ce qu’ils valent, donc ça prend plus de temps à prendre forme. Ici, c’est une dynamique différente. Nous avons aussi des jeunes, mais également des vétérans qui savent qui ils sont, comment jouer au basket et rendre les choses plus faciles pour tout le monde. Donc c’est plus facile de s’ajuster, même si on avait un groupe très talentueux à Los Angeles. » Julius Randle.
Un choix payant puisque le jeune ailier fort de 24 ans réussit la meilleure saison de sa carrière avec 19,3 points, 9,5 rebonds et 2,7 passes décisives. Souvent baladé entre un poste de pivot pour lequel il est un peu trop petit (2m06) et un poste d’ailier fort qui demande une mobilité défensive qu’il n’a pas, Randle a l’air d’avoir trouvé sa place cette année. L’intérieur s’est même mis à tirer de loin avec une réussite plutôt acceptable puisqu’il rentre 33% de ses tentatives.
« J’ai le sentiment de très bien fiter dans la NBA moderne grâce à ma polyvalence. Tout ce que je fais sur le terrain parle pour moi. Chaque année, j’ai été capable de continuer à grandir en tant que joueur et à progresser. Comme je l’ai dit, ma production et ce que je fais sur le terrain quand je joue parlent pour moi. Je me sens capable de m’ajuster et je fite très bien dans la NBA moderne. » Julius Randle.
Il faut dire aussi qu’il n’a jamais eu avec lui dans la raquette un coéquipier avec le talent d’Anthony Davis pour lui ouvrir des espaces en attaque et couvrir ses erreurs en défense.
« C’est incroyable de pouvoir aller à la guerre chaque soir avec un joueur comme lui. Ça rend le jeu beaucoup plus facile des deux côtés du terrain, spécialement en défense. On sait tous ce qu’il peut faire en attaque, mais je pense qu’il ne reçoit pas assez de crédit pour ce qu’il fait de l’autre côté du terrain. Avoir ce gars à ses côtés chaque soir, c’est génial. En plus, il est très humble pour une superstar de son calibre. » Julius Randle.
Pour leur prochaine rencontre, les Pelicans iront rendre visite à l’ancienne franchise de Randle, les Lakers, au Staples Center. Et l’intérieur a entouré ce match sur son calendrier.
« Je suis impatient pour des raisons assez évidentes. Comme j’ai dit, depuis que le calendrier est sorti, je trépigne d’impatience de jouer ici. » Julius Randle.
Les Lakers ont sélectionné Randle en septième position en 2014 mais, malgré son statut de lottery pick et son potentiel, il a souvent été cité dans les rumeurs de transferts.
« On peut ignorer ce genre de chose et choisir sur quoi se concentrer. Je pense que c’est le truc le plus important que j’ai appris en tant que personne l’année dernière avec le fait que je ne peux pas tout contrôler, comme par exemple ce que va faire le front office, les décisions des coachs… Ce genre de trucs. Mais je peux contrôler ce que je fais moi en tant que joueur, comment je réagis et ce qui va m’affecter sur le terrain. J’ai essayé de faire du mieux que je pouvais, peu importe si j’avais 15 ou 30 minutes de temps de jeu. Je n’ai rien laissé m’empêcher d’être productif. À mon avis, c’est juste une affaire d’état d’esprit et ça va avec la manière dont j’ai grandi lors des dernières années. » Julius Randle.
Mais cet été, quand il a signé l’offre des Pelicans, les dirigeants de la franchise de Los Angeles l’ont laissé partir alors qu’ils pouvaient le retenir en matchant le contrat proposé par Dell Demps.
« Que ça se termine comme ça ne m’a pas surpris. Il y avait un nouveau General Manager et un nouveau front office qui sont arrivés et qui voulaient construire leur équipe, faire les choses comme ils le voulaient, à leur manière. J’étais là avant eux et ils avaient un plan dont je ne faisais pas partie. Ce n’est pas grave, je le comprends. Ces gars réussissent, et je suis content pour eux, je suis content pour mes ex-coéquipiers et tout ce genre de trucs. Mais j’étais dans une situation où je savais qu’il était temps de tourner la page. » Julius Randle.
Randle aura la possibilité d’être à nouveau free agent cet été et, vu ce qu’il touche actuellement et le contrat auquel il pourra prétendre, il y a de grandes chances qu’ils choisissent cette option.