Doc Rivers : « L’année dernière, Tobias Harris n’était pas capable de faire ça »
Les Los Angeles Clippers sont un groupe très collectif cette saison et ils n’ont pas vraiment de leader. Mais quand leur meilleur marqueur Tobias Harris (21 points par match) passe au travers comme contre Dallas il y a quelques jours (1/9 aux tirs), toute l’équipe plonge et c’est beaucoup plus compliqué de remporter des matchs.
« Il a eu du mal contre Dallas, ce n’est pas la première et ça ne sera pas la dernière. On lui a juste dit ça : « Enlève tes putains d’écouteurs, secoue-toi et tu vas taper les 50 pions. » Patrick Beverley.
« On devait faire comme Tobias, se dire : « Il faut oublier ce match, on a pas bien joué mais demain on va être meilleur » » Avery Bradley.
Heureusement pour les hommes de Doc Rivers l’ancien de Detroit a effectivement vite oublié sa mauvaise performance et ne s’est pas troué hier, marquant 31 points à 12/19 aux tirs contre le Heat (victoire 111 à 99).
« Les très bons joueurs ne font pas deux mauvais matchs d’affilée la plupart du temps. Parfois ça arrive mais vous savez qu’ils vont s’en sortir. Aujourd’hui, il a marqué et il a aussi fait d’autres trucs (il a aussi cumulé 7 rebonds set 6 passes décisives ndlr). Je suis fier de lui parce que l’année dernière il n’en était pas capable. Cette année c’est le cas et ça rend notre équipe meilleure. » Doc Rivers.
« Nous avons tourné la page. Nous en avons parlé, nous avons dit : « Mon Dieu, on ne pouvait pas mettre un tir ». Je circulais parmi les gars : « Tu ne pouvais pas mettre un tir, toi non plus. » Nous avons mis les choses au clair et on a été capable de venir sur le terrain aujourd’hui et d’avoir une bonne énergie. » Tobias Harris.
Et effectivement, les Clippers ont mis de l’énergie dans leur match. Plus que le Heat, alors qu’ils étaient, contrairement à leurs adversaires du soir, en back-to-back. Après une première période serrée, les hommes de Doc Rivers ont réussi à maintenir les Floridiens à 45 petits points en deuxième mi-temps.
« On aurait dit qu’on allait avoir un match serré quand on a commencé le dernier quart, mais ils ont pris le contrôle du match. Ils ont haussé le ton en défense et on s’est écroulé. » Erik Spoelstra, le coach du Heat.
Cette conversation qu’ont eue les Clippers montre pour Patrick Beverley un des atouts de cette équipe.
« Une chose à propos de ce groupe que personne n’a remarqué, c’est qu’on est capable de se gérer nous-mêmes, sans que les coachs n’interviennent. On peut se parler sans se mettre en colère. On comprend qui est notre star et qui peut mettre le ballon dans le panier. Un coéquipier est à terre ? On le relève. Et ça tient pour tout le monde. » Patrick Beverley.
Malgré un bilan assez largement positif (26 victoires pour 22 défaites), les Clippers ne sont que huitièmes au sein de l’impitoyable conférence Ouest.
31 PTS.
7 REB.
6 AST. @tobias31 & the @LAClippers win on the road in MIA! #ClipperNation pic.twitter.com/NZNeItvCNi— NBA (@NBA) January 24, 2019