Les Celtics meilleurs sans Kyrie Irving ? Brad Stevens : « Ca n’a aucun sens »
À cause d’une blessure à un genou, Kyrie Irving a loupé les deux dernières rencontres des Celtics. Et malgré son absence, la franchise du Massachussetts s’est imposée à deux reprises, contre les Pistons et les Sixers. Depuis le début de la saison, les Celtics affichent un bilan de 10 victoires pour seulement 2 défaites quand leur star est absente. Ajoutez à ça leur participation aux finales de conférence l’année dernière, toujours sans Kyrie et il n’en faut pas plus pour que certains commencent à se demander si les hommes de Brad Stevens ne seraient meilleurs sans lui. N’allez pas dire ça à Stevens et Danny Ainge
« C’est complètement illogique de penser ça, ça n’a aucun sens. Nous avons besoin de Kyrie pour être la meilleure version des Celtics. On doit tous bien jouer en équipe plus régulièrement. On le fait parfois et nous nous sommes aussi reposés sur Kyrie de nombreuses fois et il nous a fait gagner des matchs. On a besoin de tout le monde à son meilleur niveau et il n’y a même pas débat, c’est le gars qui va faire une tonne d’actions pour qu’on aille dans le bon sens. On a besoin qu’il soit en bonne santé. » Brad Stevens.
C’est tout à fait illogique. C’est Cela n’a pas de sens. Kyrie est de loin notre joueur offensif le plus efficace, sans le moindre doute. Notre équipe, quand Kyrie est sur le terrain, est bien plus efficace. » Danny Ainge
Lors des deux rencontres perdues par les Celtics sans Irving, les Celtics avaient pour adversaire Utah et Brooklyn. À elle deux, ces franchises affichent un pourcentage de victoire de 53,4%. Sur leurs dix victoires, leurs adversaires cumulent 45,7% de succès et seuls trois d’entre eux sont actuellement qualifiées en playoffs.
En plus de ça, les ratings de Boston sont aussi très révélateurs. Avec leur star, les Celtics affichent un offensive rating (efficacité de l’attaque sur 100 possessions) de 113,8 pour un net rating de +8,9. Sans lui ? Leur offensive rating descend à 105 (27ème de la NBA derrière les Cavaliers par exemple) et leur net rating à « seulement » +1,8.
En résumé, niveau rating, les Celtics se placent au niveau de Milwaukee ou encore Golden State quand le meneur est sur le terrain alors qu’ils descendent à la septième ou huitième place de la NBA quand il est sur le banc. Son importance est encore plus flagrante dans le money time. Quand Irving s’est blessé, lors d’un match contre les Clippers il y a quelques jours, les Celtics affichaient 28 points d’avance dans la première mi-temps. Sans lui sur le terrain, la franchise s’est emmêlée les pinceaux en deuxième période pour finalement perdre la rencontre. Nul doute qu’avoir Irving sur le terrain pour prendre la balle et marquer lors des moments importants aurait facilité la tâche de ses coéquipiers.
C’est une très bonne chose pour Boston de pouvoir compter sur ses jeunes quand Irving est absent, mais lorsque que les choses se gâtent et qu’il faut un leader sur le parquet (et ce sera le cas pendant le playoffs), l’ancien joueur des Cavaliers montrent toute son importance.
[Interview] Ian Mahinmi : « Bradley Beal a tout ce qu’il faut pour être un MVP un jour »