Objectif 2020 pour le Heat et Pat Riley
Le Heat n’est pas au top de sa forme depuis plusieurs saisons. La franchise floridienne a du mal à se relever du départ de LeBron James en 2014, même si elle a réussi plusieurs exercices assez solides. Cette année, les hommes d’Erik Spoelstra sont à la lutte pour les playoffs mais de toutes façons les fans sont plus accaparés par la dernière saison de Dwyane Wade que par les résultats de l’équipe. Du coup, le General Manager du Heat Pat Riley est resté assez sage et n’a pas fait beaucoup de mouvements (en plus, la masse salariale du Heat est bien bouchée, ce qui n’a pas dû faciliter les choses). Mais Riley n’a pas l’habitude de laisser sa franchise végéter dans le ventre mou du classement. C’est lui qui a associé Alonzo Mourning et Tim Hardaway en 1995. C’est encore lui qui a permis au Heat de remporter un titre en recrutant Shaquille O’Neal en 2004. Et c’est toujours lui qui a fait signer LeBron James et Chris Bosh pour les associer à Dwyane Wade en 2010, rapportant du même coup deux titres à la franchise. Le GM à la gomina pourrait très bientôt essayer de de refaire un coup du même genre. En 2020 pour être précis.
« Ça fait quatre fois qu’on le fait maintenant. On avait un bon groupe de joueurs, de jeunes joueurs et ensuite soit grâce à la free agency ou grâce à des trades, nous avons amené la superstar qui manquait. En 2020, on aura beaucoup de place sous le cap, assez pour potentiellement offrir deux contrats max. Et c’est ce qu’on fera. Donc on vise 2020. Nous sommes une destination très attractive. Il n’y a pas beaucoup de taxes, du soleil, la ville est splendide, très progressiste, diversifiée. Donc nous sommes attractifs et on va se servir de ça. » Pat Riley.
Actuellement dixième à l’Est avec un petit match de retard sur le Magic, huitième, le Heat possède dans ses rangs pas mal de joueurs prometteurs : Justise Winslow, Derrick Jones Jr, Bam Adebayo… et Riley est persuadé qu’il suffit d’ajouter une superstar pour viser les sommets.
« Nous sommes à la poursuite d’un spot en playoffs avec nos jeunes, ensuite on se mettre en chasse de joueurs qui peuvent venir. Si on peut en recruter un ou deux pour venir avec ce groupe, qui est très jeune, alors je pense que le ciel est la limite pour cette équipe dans les deux prochaines années. » Pat Riley.
Et si certaines franchises n’hésitent pas à tanker pour ramener dans leur rang cette fameuse superstar qui va tout changer, Riley se refuse à en arriver à de telles extrémités.
« Je n’ai jamais pensé à être autre chose qu’une équipe qui joue les playoffs. Nous voulons viser le titre, on ne peut pas abandonner l’idée de faire les playoffs. Je m’en fiche de quelle équipe vous êtes. Vous avez le bon matchup, le bon joueur qui réussit une grosse série et vous avez les bons coups de sifflet et bim, vous êtes au tour suivant. Je m’en fiche que l’on soit à la lutte pour un spot en playoffs, que ce soit le huitième, le septième ou même le troisième ou pour un titre. Il faut viser quelque chose de positif. » Pat Riley.