Josh Harris, propriétaire des 76ers : « S’assurer au minimum d’aller plus loin que l’année dernière »
Après des années à mettre en place le Process, les Philadelphie Sixers ont terminé de manger leur pain noir et ont de très grandes ambitions, comme le montrent les transferts de Tobias Harris et Jimmy Butler cette saison. Mais la franchise de Pennsylvanie n’est actuellement pas dans la meilleure position possible pour faire un beau parcours en playoffs. En effet, les Sixers sont quatrièmes de la conférence Est ce qui les forcerait, pour le moment, à disputer un premier tour de playoffs très compliqué contre les Celtics, qui les ont éliminés la saison dernière et qui restent sur neuf victoires contre deux défaites lors des trois dernières saisons régulières face aux hommes de Brett Brown. Comme le confie le propriétaire des Sixers Josh Harris, une élimination prématurée en postseason remettrait beaucoup de choses en question.
« Ça serait problématique, très problématique. Ce n’est pas pour ça qu’on joue. On ne serait pas content du tout, moi en premier. La ville non plus. On va bosser dur pour s’assurer que ça n’arrive pas. Nous avons assez de talent dans notre roster pour battre n’importe quelle équipe à l’Est si on joue de la bonne manière. Je pense que nous pouvons aller vraiment loin en playoffs. Nous avons assez de talent pour tout gagner. On veut s’assurer au minimum d’aller plus loin que l’année dernière (soit le deuxième tour ndlr). Nous avons ramené beaucoup de talent ici, ça ne fait pas longtemps qu’ils jouent ensemble mais on espère qu’on peut les mettre en bonne position pour aller loin. C’est excitant, je suis concentré mais aussi nerveux. Le succès pour nous ce sera de gagner une série de playoffs. Bien sûr on aimerait aussi faire une bonne saison régulière aussi mais on a modelé l’équipe pour gagner une série de playoffs. On en a gagné une l’année dernière et on a ajouté du talent au roster. » Josh Harris.
Pour garder Tobias Harris et Jimmy Butler, le propriétaire va devoir aligner les billets et il en est conscient.
« Nous avons abandonné beaucoup d’assets pour recruter Tobias et Jimmy. On pense qu’ils ont un talent exceptionnel et on va essayer de les garder. On sait qu’on va devoir les payer ce qu’ils demandent, ça va être cher. » Josh Harris.
D’autant plus que Josh Harris n’est pas non plus certain de pouvoir les retenir puisqu’ils sont unrestricted free agents, ce qui n’est pas forcément bon pour ses nerfs.
« La réalité c’est qu’il y a peu de joueurs comme Tobias et Jimmy. Ce n’est jamais parfait, mais quand on fait un transfert pour quelqu’un dont le contrat arrive à expiration, c’est un risque à prendre. On espère pouvoir les convaincre que c’est un super endroit pour eux. » Josh Harris
Après des années à végéter au fond de la conférence Est, les Sixers jouent enfin quelque chose. Et ça, ça fait plaisir à Josh Harris.
« Je suis quelqu’un de compétitif, tout comme Philadelphie. Ils aiment les gagnants. Quand on a décidé de reconstruire, on a essayé de dire ça à la ville. Mais quand on le vit, c’est compliqué. Vraiment compliqué. Et la réalité, c’est que nous sommes peut-être descendus encore plus bas que ce à quoi on s’attendait. Ce genre de choses ne sont pas parfaitement prévisibles. C’était très dur mais ce qui m’a permis de travers ça, et la ville m’a aidé là-dedans, c’était de continuer à créer de la superbe autour des Sixers. Maintenant, il y a de la pression pour l’utiliser. » Josh Harris.
La chance qu’ont les Sixers c’est qu’ils possèdent sans leur rang un certain Joel Embiid qui croit complétement dans le projet de la franchise.
« Joel respecte notre travail, c’est le joueur le plus important du groupe et il représente notre futur. Ils ont tous une part à jouer dans ce futur, mais Joel est exceptionnel. On lui parle de quel orientation on veut prendre, quel type de joueurs on essaie de ramener… On écoute ses conseils aussi. Parfois on le tient au courant de l’avancement des choses dont on a parlées. On ne le fait pas tout le temps parce qu’il y a d’autres gens impliqués. On ne veut pas mettre ni eux ni Joel dans une situation compliquée. Mais on pense tout le temps à la manière dont on pourrait compléter l’équipe autour de lui, avec des 3 and D sur l’aile par exemple, des gars qui écartent le parquet. Il est dominant en défense et dans la peinture. On doit lui enlever de la pression sur le terrain pour que les autres équipes ne puissent pas se focaliser sur lui. » Josh Harris.
via ESPN