Gregg Popovich ou l’adaptation du « tyran », en plein kiff cette saison : « J’ai compris que la patience était de mise pour ce groupe »
Il n’en a pas toujours l’air au premier abord, mais Gregg Popovich prend énormément de plaisir cette saison sur le banc des Spurs. Coach de San Antonio depuis 23 saisons, il a ainsi confié à Sports Illustrated avant la victoire de 19 points de son équipe à Boston dimanche que cet exercice 2018-19 avait été « un des plus plaisants » à vivre.
« Je suis très content du groupe. Certains gars ont dépassé les espérances. Les nouveaux s’habituent les uns aux autres. Je suis un peu le tyran dans tout ça. Je devais comprendre, et je pense que c’est le cas, que la patience était de mise pour ce groupe. Nous restons sur de bonnes victoires contre de bonnes équipes, donc c’est bon signe, ça montre que ça avance. » Gregg Popovich
Clairement affecté par les départs successifs des anciens membres des épopées 2003, 2005, 2007 et 2014, Pop s’est trouvé de nouveaux défis entre les départs de Tony Parker et Manu Ginobili, la blessure de Dejounte Murray et l’arrivée de DeMar DeRozan.
« C’est un changement énorme. Il a dû ajuster la façon dont il doit coacher. Il s’est retenu c’est certain. Il a coaché des gars comme David Robinson, Tim Duncan et Manu Ginobili toutes ces années. Il avait des joueurs qui pouvaient encaisser la critique, que ce soit en face à face ou devant l’équipe. Il ne fait pas trop ça. Il est devenu un peu plus soft avec l’âge je suppose. » Patty Mills
L’ancien Raptor, envoyé de force dans le Texas, a réussi à trouver sa place dans un environnement qui ne correspond pas à tous.
« Les gars qui arrivent d’autres équipes ressentent que c’est différent en arrivant. Ils le remarquent. Il leur faut du temps pour s’ajuster à cette différence. On a toujours entendu qu’il fallait être un certain de type de personne pour être dans cet environnement, pour être coaché par Pop, et c’est vrai. Il a une façon particulière de coacher. On l’a vu avec Tim et Manu. Vous voyez cet interaction entre le joueur et le joueur, et tout le monde s’aligne derrière. S’il te crie dessus, tu ne peux rien répondre. C’est ce genre de petites choses que les gars doivent comprendre. » Patty Mills
Concentré sur son « midrange game », le quadruple All-Star n’a jamais fait autant de passes décisives (6.2 par match).
« Au début c’était un peu fait de hauts et de bas (sur son duo avec LaMarcus Aldridge, ndlr). On devait trouver l’équilibre. Le mois dernier je suis allé vers lui et je lui ai dit : ‘Maintenant on a le rythme’, celui qu’on attendait. On savait que ça allait venir, que ce n’était qu’une question de temps. » DeMar DeRozan