La tendance des « tests sanguins » dans l’optimisation de la performance des joueurs NBA : « Le sang ne ment pas »
Depuis environ 5 ans, Wilson Chandler travaille avec l’entreprise irlandaise Orreco, spécialisée dans l’ « optimisation de la performance de l’athlète », et son ambassadeur et kiné de métier Andy Barr, rencontré chez les Knicks. Deux fois par an, les deux prennent rendez-vous chez le joueur pour effectuer une prise de sang afin de tester ce dernier. L’objectif : maintenir Chandler dans la meilleure santé possible selon les différents besoin de son corps, étudiés au préalable.
Ses conseillers lui indiquent ainsi quels suppléments prendre lorsqu’il voyage ou ce qu’il faut privilégier pour soulager une inflammation, lui conseille de boire du jus de cerise ou des produits Pedialyte pour favoriser la réhydratation, surveille son sommeil, lui fait savoir s’il aurait tout intérêt à éviter certains aliments ou s’il manque de telle ou telle vitamine ou tels ou tels minéraux. Lorsqu’il a essayé de devenir vegan, ils lui ont vivement conseillé de re-manger de la viande en raison de ses carences en fer.
« C’est un peu comme de la maintenance, ça a certains effets sur moi pour m’aider à prolonger ma carrière. C’est en partie grâce à ça que j’ai fait mes meilleures saisons. » Wilson Chandler
Si Chandler pratique ces « blood testings » de sa propre initiative, certaines équipes NBA s’y sont mises pour leurs joueurs. Selon The Athletic, c’est par exemple le cas des Clippers, des Hawks, des Knicks ou encore des Mavericks.
« Le sang ne ment pas. Vous pouvez demander à un athlète comment il se sent, et c’est très important, mais ils peuvent aussi vous mentir parce qu’ils veulent jouer. Le sang vous donne une mesure très objective d’un certain nombre de choses. » Shawn Arent, professeur en kinésithérapie à l’université de Rutgers et directeur de son centre Health & Human Performane
À New York, les joueurs ont signé une décharge et ont été testés durant le training camp, en début de saison, fin décembre et mi-janvier, juste après un road trip de 15 jours à l’Ouest. Le fameux test peut se faire via une piqûre sur le doigt ou l’oreille.
La ligue teste le sang pour détecter une éventuelle présence d’hormone de croissance dans le cadre de son programme antidrogue, mais The Athletic indique qu’essayer de le mesurer dans le cadre d’une analyse de la performance sportive soulèverait probablement des questions pour le syndicat, qui serait d’ailleurs en discussions à propos des tests sanguins avec la NBA. Il a par ailleurs rappelé aux joueurs que la pratique n’était en aucun cas obligatoire et qu’elle ne pouvait pas être utilisé contre eux lors de négociations.






