LeBron James revient sur le moment où tout s’est écroulé : « Nous en étions là où nous devions en être à ce moment précis »
Dans une interview accordée à SportsNets, LeBron James est revenu sur sa saison et celle des Lakers, une grosse déception puisqu’ils ne joueront pas les playoffs.
« Pour moi personnellement, c’est une déception. Car j’ai des standards très élevés pour moi. J’ai été déçu de mon corps, de la façon dont il a réagi le 25 décembre (lors de sa blessure face aux Warriors). Je sais ce que je suis venu faire ici, et c’est mettre cette franchise en position de jouer des matchs importants en avril, mai. Et à ce moment là, le 25 décembre, tout était au point dans la façon dont je mène et je prêche. Nous en étions là où nous devions en être à ce moment précis. Nous jouions vraiment du bon basket, nous rivalisions avec les champions en titre à Golden State le jour de Noël et à l’approche de la nouvelle année j’avais le sentiment que c’était exactement où je voulais que cette équipe en soit. Je me disais que nous allions continuer à progresser. Puis dans le 3ème quart je suis sur une contre-attaque, Draymond (Green) met en quelque sorte la main sur le ballon, je perds un peu le contrôle et je me déchire l’adducteur. Et je ne pense pas que notre équipe sera un jour à l’aise avec le fait que je suis out pendant plus de 5 semaines. En plus de ça Rajon se blesse lors du même match et est out plus de 5 semaines (4 en fait, mais il avait connu une autre blessure). On nous a fait venir ici pour aider à mener ces jeunes gars et nous avons dû le faire uniquement en dehors du terrain pendant 11 semaines en cumulé. C’est ce qui est décevant pour moi car je savais où nous en étions à ce moment-là et ensuite nous n’avons plus jamais revenir à ce stade là. »
Et cette absence a été compliquée à gérer pour lui.
« Il y a eu deux choses. La première c’était la frustration. Cela m’a frustré parce que je vais au match et je m’assois sur le banc. Je suis un leader et tu peux mener un peu dans cette position en expliquant genre : ‘tu dois faire ça, tu dois te placer ici, tu peux faire cette action…’ mais quand je suis sur le terrain, en tenue et au combat, je sais que je peux commander plus mes gars. Quant tu es en costume tu peux seulement parler un peu. J’ai été out pendant plus de 5 semaines à regarder des matchs où je savais que je pouvais avoir un impact sur certaines actions en étant sur le terrain ou alors des matchs où nous perdions face à une équipe contre qui je pensais que nous pouvions rivaliser. Qui sait ce qui ce serait passé, mais je sais ce que je peux faire pour la franchise et pour l’équipe. Donc j’ai essayé de presser mon corps pour pouvoir retourner sur le terrain, mais dans la tête j’étais en quelque sorte sous le choc parce que je voulais être sur le terrain avec les gars. »
Si c’était à refaire, il confie qu’il ferait peut-être différemment.
« Je pense que j’essayerais d’être un peu plus patient. Je pense que j’ai précipité un peu les choses avec mon corps. C’était ma première blessure sérieuse en carrière donc j’avais le sentiment de pouvoir accélérer les choses pour revenir. Dès que j’ai senti que ça allait à peu près, sans être à 100%, j’ai enfilé un maillot. Parce que je voulais mener cette équipe en playoffs, je voulais être sur le terrain. Même si c’était au risque de me blesser de nouveau. C’était mon état d’esprit. »
Il a également pensé à ce qui aurait pu se passer sans cette blessure.
Bien sûr que j’y ai pensé, c’est la nature humaine. Puis lors de ce match j’étais tellement dans un bon rythme, nous étions dans un super groove avant que je me blesse. J’étais assis dans le vestiaire avec une déchirure à l’adducteur et je dis au training staff de juste me mettre de la glace et que je vais y retourner. C’était avant de savoir qu’il y avait une déchirure, mais je savais que c’était une blessure que je n’avais jamais eue. J’étais genre, je vais m’étirer, mettre un peu de glace, là je vois qu’ils (les Warriors) sont revenus de 18 points de retard à 1 point, et je me dis que je dois retourner sur le terrain. Mais ils m’ont dit :’non, tu dois vraiment arrêter et on verra si tu peux jouer lors du prochain match.' »
Je m'abonne