Coby White : « C’est dans mon sang; On va se rentrer dedans pour être titulaire »
Entre Zach LaVine, Otto Porter Jr, Lauri Markkanen et Wendell Carter Jr, les Bulls ont des jeunes prometteurs à tous les postes sauf au poste de meneur où Kris Dunn est décevant depuis son arrivée en NBA, même si le front office des Bulls ne veut pas abandonner l’idée d’en faire un bon joueur.
« J’ai dit à de nombreuses reprises la saison dernière que nous n’avons pas perdu espoir en Kris. C’est un bon joueur et il a une grande valeur. » John Paxson, le vice-président des opérations basket des Bulls.
Il se pourrait que cette faiblesse soit désormais comblée puisque la franchise de Chicago a drafté Coby White en septième position cette nuit. Le désormais ex-meneur de North Carolina a de la dynamite dans les jambes et, surtout, un mental en acier trempé.
« J’ai été en compétition toute ma vie, même au sein de mes propres équipes. Quand je suis arrivé à North Carolina, j’ai dû me battre pour avoir le poste de titulaire, j’ai dû me battre pour être meneur. La compétition est dans mon sang, c’est dans mon ADN. Kris et moi on va se rentrer dedans pour être titulaire c’est certain. C’est un excellent joueur, mais je suis impatient d’aller sur le terrain pour bosser. » Coby White.
Et cette compétition qui se dessine entre les deux meneurs des Bulls réjouit Paxson.
« Ça fait partie de la NBA. Il faut qu’il y en ait. Notre but est d’avoir un effectif plus profond et talentueux. Les équipes qui gagnent ont un roster avec des joueurs polyvalents et ce genre de choses. On respecte Kris Dunn, on veut qu’il aille sur le terrain et qu’il travaille. Mais tout doit se mériter dans ce sport. S’il arrive comme on l’espère au camp d’entrainement, en très bonne forme et prêt à tout écraser, il a de grandes chances d’être titulaire, de se retrouver avec le rôle qu’il veut. Comme tout le monde. » John Paxson.
La mauvaise nouvelle pour Dunn, c’est que les dirigeants ont vraiment l’air d’apprécier leur nouvelle pépite.
« On pense que c’est un très bon fit. Il a 19 ans, il faut garder ça en tête. Comme la plupart des gars de cette draft, ce n’est pas un produit fini, pas du tout. Est-ce qu’on va croire qu’il va apprendre et progresser ? Absolument ! On sait que c’est un jeune qui va relever le challenge. » John Paxson.
White n’est pas un meneur pur (seulement 4,1 passes pour 2,7 pertes de balle en 29 minutes de jeu la saison dernière) mais sa polyvalence et sa capacité à jouer sans ballon (ce qui pourrait être utile aux côtés de Zach LaVine) ont convaincu les Bulls.
« Dans la NBA aujourd’hui, les meneurs savent scorer et faire plein de choses différentes sur les parquets. On pense qu’il a les capacités pour marquer beaucoup de points, il a le handle. Il est rapide et mesure 1m96, ce qui est beaucoup pour un meneur. Il apporte aussi beaucoup de choses qu’on ne voit pas forcément. Il a aussi les atouts pour être un bon défenseur. Nous l’avons observé : il bouge bien ses pieds. Comme j’ai dit, c’est un jeune joueur. On ne regarde pas ce genre de choses en se disant qu’on a un joueur déjà mature. Il va s’améliorer, notre boulot c’est de le faire progresser, le mettre dans un environnement où il pourra être meilleur, plus fort. » John Paxson.
Reste à voir si le dragster sera capable de grimper la marche entre la NCAA et la NBA, trop haute pour de nombreux joueurs.
« Je me suis préparé pour ça avec mon éthique de travail. Je veux vraiment être un excellent joueur, et ma volonté d’apprendre, de m’améliorer et de mieux penser le jeu me permettra d’y arriver. J’ai le sentiment que la transition sera douce, je suis prêt mentalement pour jouer chaque soir. Je peux apporter du leadership, de la vitesse de jeu, je peux marquer de plein de manières différentes, impliquer mes coéquipiers… Je suis un compétiteur qui a la volonté de gagner. » Coby White.
Via The Athletic
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