Jim Beilein : « Collin Sexton c’est un meneur qui peut marquer, ou un scoreur qui peut jouer meneur »

Jim Beilein : « Collin Sexton c’est un meneur qui peut marquer, ou un scoreur qui peut jouer meneur »

Depuis l’arrivée en NBA de Collin Sexton, les observateurs se demandent quel genre de joueur il est : arrière ? Meneur ? Sixième homme ? Juste avant le début de la saison, son coach John Beilein pensait avoir trouvé la réponse.

« C’est un meneur qui peut marquer, ou un scoreur qui peut jouer meneur. Je pense qu’il peut faire beaucoup de choses, et l’une d’elles est de jouer meneur avec succès. Je ne pense pas qu’il sera un jour cantonné au fait d’être meneur ou arrière. Il joue sur le backcourt, c’est tout. Il apprend encore à jouer. Il a 20 ans et joue contre de très bons joueurs chaque jour. On espère qu’il progressera suffisamment pour être vraiment un bon extérieur. L’année dernière, c’était un scoreur qui pouvait jouer meneur. Mais s’il peut faire les deux, avoir la mentalité pour faire les deux, alors ce sera un joueur spécial. » John Beilein.

Et le jeune joueur est en train de donner raison à son coach en réussissant un gros début de saison. Dimanche, il a marqué 31 points en seulement 16 tirs contre les Knicks. Mais ce n’est pas son scoring qui a impressionné ses coéquipiers.

« Pour moi, sa plus belle action c’est quand il a couru en contre-attaque, qu’il a ralenti et qu’il a envoyé la balle à Cedi Osman pour un trois points. Ça montre qu’il progresse. Avant, il aurait drivé et essayé de mettre un intérieur au défi sous le panier, quelque chose comme ça. Il est en train de ralentir, et ça aide son jeu. » Jordan Clarkson.

Évidemment, Sexton ne sera jamais un joueur qui distribuera des paquets d’assists. Mais aux côtés d’un meneur plus naturel comme Darius Garland, ses qualités de slasher peuvent parfaitement être optimisées et lui permettre de réussir des cartons au scoring comme contre les Knicks.

« J’ai vu des connexions entre eux certaines fois quand ils se voyaient, et ils commencent vraiment à jouer dans le même timing sur différentes choses. Ça marchait bien entre eux (contre les Knicks ndlr). » John Beilein.

« S’ils décident de reculer un peu, je dois leur montrer que je peux shooter. Il faut que je parvienne à faire en sorte que la défense soit honnête avec moi. Je savais ce qu’on allait me donner, quel genre de tirs j’allais avoir pendant le match. À partir du moment où je me suis mis en rythme, Darius, Larry Nance Jr, Kevin Love… Tout le monde m’a fait de bonnes passes et c’était bien. On s’est amusé. » Collin Sexton.

Mais si le huitième choix de la draft 2018 a progressé en attaque, il ne faut pas que ça éclipse sa progression de l’autre côté du terrain.

« Ce qui est passé sous les radars, c’est sa progression entre l’année dernière et celle-ci en défense. Il fait toujours des erreurs, mais qui n’en fait pas ? Il a des qualités athlétiques qui devraient faire de lui un bon défenseur. Depuis le début de la saison, sa défense est très importante pour nous. » John Beilein.

Le problème, c’est que si son association avec Garland a du potentiel en attaque, c’est autre chose de l’autre côté du terrain ou la petite taille des deux arrières les empêche de défendre sur les joueurs avec des gabarits plus imposants. Comme Sexton est le plus lourd des deux, c’est lui qui va devoir s’y coller. Et contre les Knicks qui ont aligné deux joueurs frisant les 2m avec RJ Barrett et Frank Ntilikina, il a plutôt bien relevé le challenge. Le backcourt adverse a été limité à 13 points à 5/15 aux tirs, en plus de 5 pertes de balle.

« Je joue juste avec mon cœur, c’est tout. Je dois prendre les challenges en un contre un, aller sur le terrain et défendre sur le joueur qu’on me demande d’arrêter, enlever du poids des épaules des mes coéquipiers pour quel l’on gagne. Donc si ça veut dire réussir le plus de bonnes défenses possibles, alors je vais le faire. » Collin Sexton.

Via Cleveland.com.

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