Infos NBA

Quand Michael Jordan jouait avec des inconnus : « Il m’a dit : ‘Tu ne vas plus marquer aujourd’hui' »

S’il a pris une première retraite en 1993, Michael Jordan n’a pas pour autant complètement arrêté le basket. L’arrière de 30 ans à l’époque se rendait régulièrement dans des gymnases du centre-ville de Chicago pour y travailler avec son préparateur Tim Grover, et il en profitait parfois pour faire des pickups games avec des joueurs amateurs, qui sortaient parfois de leur travail et venaient se détendre en enchainant quelques paniers. Forcément, sa présence n’est pas passée inaperçue.

« Pour moi, c’était un peu différent par rapport au fait de le voir marcher dans la rue, en habit de ville. Ça aurait aussi été génial, mais le voir sur le terrain, alors que je jouais aussi, c’était une expérience complètement différente. Je suis un fan de basket, des Bulls, de Michael Jordan, né à Chicago. Donc voir Jordan faire la même chose que moi, c’était une expérience à part. » Mike Watkins

Une fois la surprise passée, toutes les personnes présentes dans la salle pouvaient alors découvrir le vrai Michael Jordan. La personne…

« Ce que les gens ne savaient pas de lui, on pouvait le voir à la salle. Il était très à l’aise, il n’y avait pas de médias autour de lui, il n’y avait pas de fans. À la salle, il était détendu et lui-même. C’était cool de voir ça. Il y a une culture dans ces gymnases, je pense, qui fait que même un gars comme lui ne se fait pas emmerder. Personne ne demande un autographe, personne ne vient lui parler à part si lui-même vous parle comme à une personne normale. Je pense que c’est pour ça qu’il venait. » Tom Tuohy.

« Je ne comprends pas pourquoi tout le monde dit de lui qu’il n’est pas gentil. C’est un super gars. À chaque fois qu’il jouait, on allait ensuite manger et il payait tout. Il y avait des rumeurs comme quoi c’était une pince, mais ça n’a jamais été le cas avec nous. » Dennis Allen.

« C’était un gars amusant. Il était très compétitif et surement différent aux Bulls, mais nous n’avons pas vu tout son côté compétitif, parce qu’il n’attendait pas la même chose de nous que de ses coéquipiers. Socialement parlant, s’il était dans la salle il ne faisait pas comme s’il ne vous connaissait pas. Il était très sociable, il disait toujours bonjour et si vous le croisiez dans les escaliers il vous donnait une tape sur l’épaule. C’était un super gars et j’ai apprécié toutes mes interactions avec lui. C’était un compétiteur et c’était super de le voir jouer, mais c’était aussi un gars en or. » David Boone.

Mais aussi le joueur incroyable qu’il était, et qu’il est encore surement d’ailleurs, malgré son âge. Et partager le terrain avec un gars de cette trempe, ça donne forcément envie de bien faire.

« Peu importe la position ou le niveau de jeu des gars sur le terrain, quand il était là, tout le monde était à son meilleur niveau. Vous jouiez mieux que n’importe quand dans votre vie. Vous étiez concentré à fond. Il rendait tout le monde meilleur, ça se voyait en NBA et c’était la même chose dans les pickups games. » Tom Tuohy.

« Moi, je fais du foot. Je ne suis pas bon au basket. Quand je prenais des tirs, même tout près, je ne faisais que des briques. Quand Michael arrivait et allait sur le terrain, je rentrais tout. Tout. Je profitais du fait qu’il élevait le niveau de jeu de tout le monde sur le terrain. Vraiment, je ne faisais que des swishs. Et quand il repartait, bim, que des briques à nouveau. » Jim Watkins.

Et même s’il était plus là pour s’amuser qu’autre chose, cela ne l’empêchait pas de vouloir gagner.

« Il aimait juste le basket. J’ai joué avec beaucoup de gars dans cette salle, mais lui il était vraiment sympa. Si vous jouiez avec lui plus d’une fois, il allait probablement retenir votre nom et savoir dans quoi vous étiez bon. « Oh, ce gars sait prendre des rebonds, il va être capable de mettre des points comme ça, mais ça ne sert à rien de lui passer le ballon. » Vous deviez gagner son respect pour qu’il vous passe la balle. Mais il allait apprendre vos forces et vos faiblesses. Il était aussi très compétitif, je ne me rappelle pas qu’il ait perdu un match. » Ben Terrell.

« J’étais rapide à l’époque, et quand j’ai joué avec lui j’ai marqué un panier. Il a continué à me faire des passes et je me suis dit que c’était cool. Mais quand le money time est arrivé, j’étais comme tout le monde : je lui filais la gonfle et je m’écartais, il prenait les choses en main. Lors de certains matchs ou un contre un, il se donnait parfois comme défi de ne prendre que des jumpshots pendant que ses adversaires pouvaient faire ce qu’ils voulaient, et il gagnait quand même. » David Boone.

Il ne se privait pas non plus pour faire un peu de trash talk.

« Un moment, j’ai joué contre lui. Un autre gars défendait sur moi, j’ai pu le passer et je suis allé au panier. Mike était un peu en retard et j’ai pu mettre mon layup avant qu’il ne puisse arriver sur moi. J’étais en transe. Est-ce que j’avais vraiment scoré sur lui ? Pas vraiment, mais dans ma tête si. Il est venu pour contrer le tir, mais j’étais déjà sous le panier et c’était trop tard. Je suis revenu en défense et il m’a dit : « Tu ne vas plus marquer aujourd’hui. » J’étais en mode : « OK, peu importe.  » Je n’en pensais pas grand-chose, il ne me défendait même pas dessus. Mon défenseur était un peu plus petit que moi, donc je suis allé au poste au moment et j’ai tenté un fadeway. Sauf que Mike était déjà là, il a renvoyé la balle dans les tribunes. « Je t’avais dit que tu n’allais plus marquer. » Il était vraiment sérieux. » David Boone.

Des moments qui sont visiblement restés gravés dans la tête des joueurs présents en même temps que Jordan à cette salle, puisqu’ils s’en rappellent encore plus de 25 ans plus tard. Et ils n’ont d’ailleurs pas manqué d’immortaliser ces moments avec des vidéos.

Via Sports Illustrated.

Envie de vivre la NBA au plus près, partez vivre une expérience inoubliable avec notre agence de voyages Trip Double. C'est par ici !

Laisser un commentaire