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[Souvenirs] Warzone dans le vestiaire des Sonics; George Karl : « C’était des ‘Je vais tuer ta famille’; Ils m’ont dit qu’ils avaient des armes dans leur sac »

Dans le but de garder une trace digitale d’anciens papiers, le New York Times a republié un article du 2 juin 1996 signé du journaliste Tom Friend. Soit la date du Game 7 des finales de conférence Ouest entre Seattle et Utah. Un match remporté 90-86 par les Sonics, menés par les 26 points et 14 rebonds de Shawn Kemp et les 21 points, 6 rebonds et 5 passes de Gary Payton.

L’article évoque la double personnalité de ce dernier, pur produit des quartiers chauds d’Oakland, souvent au bord de l’ébullition, notamment avec son coach George Karl, dont il était pourtant le joueur le plus proche dans l’équipe, et ses coéquipiers.

« Il y a 3 ans (premier match des playoffs 1994 des Sonics contre Denver), je n’ai pas vu le premier moment où ça a débordé, mais lui et Ricky Pierce sont entrés dans une sorte de discussion à la mi-temps du premier match face aux Nuggets et ils menaçaient d’aller chercher des armes. Les joueurs m’ont dit qu’ils avaient des armes dans leur sac. C’était des ‘Je vais tuer ta famille’. C’était fou. On a gagné le Game 1. Et le match suivant. Ensuite au Game 3, il devient fou après le match. On perd. Il criait sur l’équipe, mais en fait il se criait dessus lui-même, c’était une projection. Il disait ‘Vous n’avez pas fait l’effort, on les a laissés nous botter le cul, on n’est pas arrivés prêts mentalement’. Et l’équipe lui répondait ‘Arrête, tu étais le pire sur le terrain, c’est toi qui n’étais pas prêt mentalement’. Ça se calme et on passe à autre chose et puis bam, on revient et on perd le Game 4, et là c’est comme une guerre. On est prêts à en venir aux mains lui et moi. Sam Perkins est prêt à lui tomber dessus, et Gurg (Tim Grgurich) retient tout le monde. Une zone de guerre. Il m’a envoyé par terre, je me suis relevé et Gurg a dû intervenir. Joueurs et coachs ne font pas ça. Je me suis déjà battu contre des joueurs, mais des joueurs contre qui il fallait se battre, pas ton meilleur joueur. Jamais ton meilleur joueur.

[…] Il y a beaucoup de colères, beaucoup de mots stupides envoyés. Donc le lendemain il faut réparer ça. Tu y passes beaucoup de temps. Tu remets les pièces du puzzle en place. Et ce puzzle a été très souvent désassemblé. Il y a 3 ou 4 ans, il l’était 20 fois par an. Je disais ‘Je ne veux plus entendre parler de lui’ et Gurg me répondait ‘George, tu ne peux pas le trader, il est sous contrat garanti, c’est ton meilleur joueur, tu dois faire en sorte que ça fonctionne’. Gurg me laissait jurer, mais il me disait ‘Tu dois le coacher’. » George Karl

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