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Luc Longley : « Michael Jordan s’ennuyait […] Je l’ai vu passer devant le banc adverse, comme un loup devant une bergerie »

Absent du documentaire The Last Dance pour des raisons de budget, Luc Longley n’est pour autant pas resté muet sur sa période (1994-98) chez les Bulls de Michael Jordan depuis leur dernière saison en 1997-98. En 2005, interviewé par la ligue australienne, il racontait :

« Je ne sais toujours pas ce que j’ai fait pour mériter ça. Merci Phil (Jackson) de m’avoir fait venir (rire). Ils avaient besoin d’un grand qui prenne de la place, ils aimaient aussi la façon dont je passais la balle et dont je voyais le jeu. Quand je repense à ma carrière NBA, je me dis que les entraînements avec les Bulls en ont sans doute été d’une certaine façon le ‘highlight’. Un bon entraînement, une douche, tu montes dans un jet privé, tu bois un coup, tu atterris dans une ville, tu passes la nuit là-bas, tu vas dans un bon restaurant, tu te lèves le lendemain et tu bottes des fesses. Et puis tu reprends l’avion. Pour moi c’était le highlight de ma carrière, on ne peut pas rêver mieux.

[…] J’étais reconnaissant d’avoir pu faire partie de cette aventure. On savait depuis le début de la saison que ce serait la dernière saison, la dernière danse, donc on l’a traitée en tant que telle et on en a tiré le meilleur. On a profité de chaque entraînement, des amitiés qui s’étaient formées. Et puis je suis passé à autre chose, je suis allé à Phoenix et j’ai traité ça comme un challenge différent. À ce stade de ma carrière, mon corps commençait à me lâcher donc le défi c’était de rester en bonne santé. La culture là-bas était complètement différente, je n’ai pris de plaisir ni dans mon expérience à Phoenix ni à New York, par rapport à Chicago. Je gagnais plus d’argent, mais c’était une déception c’est sûr. Comment ça aurait pu ne pas l’être ? » Luc Longley

Sans surprise, le triple champion NBA a décrit Michael Jordan comme un obsédé de la compétition.

« Une fois on jouait les Clippers, on sortait de 2,3 victoires faciles et Michael s’ennuyait. Il avait déjà mis 2 ou 3 gars en foul trouble et je l’ai vu passer devant le banc adverse, comme un loup devant une bergerie, il attendait de voir qui serait le prochain à qui il allait arracher les entrailles avant de balancer les restes et de passer au suivant. Il était assoiffé de sang. » Luc Longley

Le mois dernier, l’Australien avait aussi discuté de Michael Jordan « le prédateur » dans le podcast The Howie Games :

« Je n’ai jamais vu Michael faire un mauvais match, jamais. Même quand on avait 40 points d’avance sur le terrain de New Jersey en première mi-temps, il était quand même là à essayer de trouver le prochain joueur à égorger. Il avait cette faim. J’appelais ça la soif de sang, c’était un peu comme un prédateur traquant de haut en bas devant une cage de chèvres. » Luc Longley

Sa relation avec lui n’a pas tout de suite été bonne à son arrivée dans l’Illinois en 1994, mais les deux ont fini par se respecter.

« Il faisait avec moi ce qu’il faisait avec tous les rookies, il me testait. Il cherchait mes limites, sur quels boutons appuyer pour me pousser… J’ai vu un peu à travers ça et je ne voulais pas trop mordre à l’hameçon donc on a eu quelques clashs, mais il savait que je faisais les petites choses dont il avait besoin pour faire son boulot à lui. Une fois qu’il y a eu ce respect mutuel, ça a été facile de s’entendre. » Luc Longley

Luc Longley, retombé amoureux du basket grâce aux Bulls et Michael Jordan

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