La bulle d’Orlando, un casse-tête logistique pour les franchises : « On a presque tout pris »
La bulle d’Orlando, c’est un gros défi logistique pour la NBA, évidemment, mais aussi pour les franchises qui ont dû trier ce qu’ils allaient apporter à Disney. Et ce n’était pas évident.
« On a presque tout pris. Je suis le genre de gars qui veut que tout soit à portée de main. Donc j’ai littéralement emballé toute la salle d’équipements pour l’apporter avec moi. » Rob Pimental, en charge de l’équipement du Heat.
Une décision radicale qu’il a prise après plusieurs nuits blanches à se triturer le cerveau explique-t-il. Et il n’a pas été le seul dans ce cas-là évidemment, même si le personnel s’occupant des équipements est un peu oublié.
« Ils sont préparés pour ça honnêtement. Certains des gars les plus intelligents de la ligue ont ce rôle et au final, pour nous, ce n’est ni trop dur ni trop facile. Les coachs comptent sur nous, les joueurs comptent sur nous et on est en train d’écrire l’Histoire avec cette bulle.Donc c’est cool de faire partie de cette aventure, même si ça demande du boulot. » Jacob Diamond, du Magic.
Dans la bulle, Diamond se retrouve avec une suite de deux chambres, pleine à craquer entre les penderies et divers sacs remplis de matériel comme des chaussettes ou des bas de contention. Des objets qui peuvent sembler un peu gadgets, mais très important dans la vie d’un basketteur. Et les joueurs du Magic passent d’ailleurs beaucoup de temps chez Diamond.
« J’ai préféré emporter trop de choses, plutôt que pas assez. Ce n’est pas si facile d’amener des choses ici après notre arrivée, je préfère qu’elles soient déjà là, prêtes à être utilisées. » Jacob Diamond.
Pour les Raptors, c’était encore plus compliqué puisqu’il a fallu faire deux transferts, étant donné que les champions en titre ont quitté leur ville un peu avant tout le monde pour organiser un premier camp d’entrainement en Floride, avant de se rendre à Disney. Et Paul Elliott a donc dû tout empaqueter et sortir une deuxième fois. Il a compté, ça fait 176 sacs. Pourtant, il fait partie de ceux qui ne prennent que le strict nécessaire.
« J’ai regardé cette bulle comme s’ils partaient deux semaines pour un road trip à l’Ouest, et j’ai pris ce que j’aurais eu besoin pour ça, avant de tout reprendre quatre fois supplémentaires. Je devais m’assurer que j’aurais assez d’options pour qu’ils puissent être le plus à l’aise possible. Je veux être prêt. » Paul Elliott.
Heureusement pour lui, il a reçu l’aide de plusieurs membres du staff des Raptors dont ce n’est habituellement pas la mission.
« On a le meilleur staff pour ce genre de choses. Personne n’est trop bien pour ce qu’il y a à faire, ils veulent juste s’assurer que c’est bien fait. » Paul Elliott.
Même son de cloche chez le Heat.
« On comprend qu’il faut que tout le monde mette la main à la pâte. Ça veut dire qu’il faut porter les sacs, faire du ménage… Tout ce genre de choses. Ce n’est plus le problème des chargés de l’équipement, mais de tout le monde. On va tous être impliqués dans chaque aspect de ce boulot. » Erik Spoelstra.
Ce qui ne va pas empêcher les chargés de l’équipement d’avoir malgré tout beaucoup de boulot, et ce quotidiennement. Mais ils se serrent les coudes entre collègues de différentes équipes.
« On comprend les problèmes de chacun des gars, parce qu’on a les mêmes. » Jacob Diamond.
« C’est quelque chose qui n’a jamais été fait, mais on va faire en sorte que ça marche. » Rob Pimental.