Jonathan Isaac pourra-t-il rejouer cette saison : « On ne saura pas avant deux ou trois semaines »
Blessé au genou en janvier dernier et out pour six à huit mois, Jonathan Isaac ne devait à l’origine plus rejouer de la saison. Mais la suspension lui a laissé une chance de revenir, et il est d’ailleurs dans la bulle, travaillant et espérant être prêt à temps.
« J’ai le sentiment d’être comme dans un film. Me blesser puis avoir cette pause et cette quarantaine pour pouvoir travailler sur ma jambe, mon jeu et maintenant être là, dans la bulle, avec l’équipe… » Jonathan Isaac.
Une chance incroyable, qui lui permet de vraiment espérer aider son équipe pour la fin de saison.
« Je suis optimiste, je n’ai pas peur. Si je suis prêt à jouer et que j’ai le feu vert des médecins, je serai prêt. J’en suis là actuellement. On prend les jours un par un et j’écoute ce que dit le front office et les gars qui bossent chaque jour avec moi et qui m’ont permis d’arriver-là où j’en suis aujourd’hui. Je prends vraiment les jours un par un, et je suis optimiste sur mes chances de rejouer. » Jonathan Isaac.
Un optimisme qui est encore prudent, puisque personne au sein du Magic n’a encore donné de date pour son retour sur les parquets. Mais le jeune ailier fort a repris les entrainements avec contact depuis son arrivée dans la bulle.
« Je me suis senti bien. Mon corps répondait bien, et je m’attends à refaire encore plus de contact aujourd’hui, à jouer un peu pour faire des allers-retours, ce genre de choses. Je me sens bien, j’arrive où je dois être et je prends les jours un par un. » Jonathan Isaac.
« On ne saura pas s’il sera prêt dans quelque chose comme deux ou trois semaines. Il ne peut pas faire du cinq contre cinq pour le moment, mais il a fait de gros progrès. C’est un gars qui bosse énormément. Je ne pourrais pas dire assez de bonnes choses sur lui, mais ça sera compliqué de savoir avant quelques semaines supplémentaires s’il pourra jouer. » Steve Clifford.
Étant donné que les matchs reprennent le 30 juillet, Isaac risque d’en louper un ou deux quoiqu’il arrive. Et il ne compte pas non plus tout casser dès son retour.
« Retourner sur les terrains, ça passe en grande partie par se concentrer sur la rééducation, pas tellement sur progresser et impressionner tout le monde en revenant. Je veux juste recommencer à transpirer et me sentir bien sur les terrains. J’ai le sentiment d’être le même joueur et je continue de progresser à mon rythme. » Jonathan Isaac.
Un joueur impressionnant cette saison, particulièrement en défense où il fait un boulot monstre du haut de ses 2m11, contrant au passage 2,4 tirs par match et volant 1,6 ballon. Et comme il a aussi réussi à peser en attaque (12 points par match), son absence a fait mal au Magic, qui a malgré tout réussi à remporter 30 de ses 65 rencontres, suffisant pour accrocher, pour le moment, la huitième place. Et frustré de ne pas pouvoir les aider sur les terrains, Isaac a tout fait pour les motiver du banc, un rôle qu’il est prêt à reprendre s’il ne peut pas jouer.
« Je ferais la même chose que quand j’ai pu retourner sur le banc : être un cheerleader. Et trouver des moyens de continuer à progresser. Le coaching staff m’a fait observer des rencontres et s’est assuré que j’étais impliqué là-dedans. Donc je continuerais à faire ce genre de choses. En plus d’être un cheerleader et d’apporter de l’énergie sur le banc pour aider l’équipe à gagner. » Jonathan Isaac.
« C’est génial qu’il soit-là. C’est un super gars et un super coéquipier. C’est le genre de gars qui apporte beaucoup de choses positives au groupe même quand il ne peut pas jouer. » Steve Clifford.
Pourtant, la rééducation n’a pas été simple pour le jeune joueur de 22 ans, déjà habitué aux blessures.
« Je me levais avec un état d’esprit qui me disait que soit je pouvais faire la tête, soit je pouvais essayer de progresser. Et j’ai fait de mon mieux pour progresser. C’est frustrant au jour le jour quand on doit sortir de son lit, qu’on n’a pas envie de s’entrainer et qu’on doit se battre, pousser, courir… Mais c’est aussi gratifiant de faire de son mieux chaque jour. » Jonathan Isaac.