Reggie Jackson : « Kawhi Leonard a beaucoup plus de personnalité que ce qu’on dit, il est hyper marrant »
Du côté des Clippers, tous les joueurs ne sont pas encore arrivés à Orlando. Ivica Zubac, Marcus Morris et Landry Shamet seraient apparemment toujours coincés en dehors d’Orlando. Apparemment, car c’est difficile d’avoir des infos fiables, étant donné que Doc Rivers ne veut pas parler de ce sujet.
« Pour ce qui est des gars qui sont-là et de ceux qui ne sont pas là, on n’en parle pas et on ne compte pas en parler. » Doc Rivers.
Et la franchise californienne n’est pas plus inquiète que ça par rapport à ces absences. Les Clippers sont assurés, ou presque, de finir à la deuxième place et n’auront pas de matchs importants à jouer avant le premier tour de playoffs, le 17 août prochain. Même si les joueurs de Doc Rivers pourraient avoir besoin d’apprendre à se connaître sur le terrain.
« Je pense que la continuité, ça va prendre de temps. Surtout qu’on est ensemble depuis peu de temps et on a fait beaucoup de trades juste avant la trade deadline. On peut voir qu’on a besoin de s’entrainer. » Doc Rivers.
Mais ils ont dans leur effectif un certain Kawhi Leonard, qui a porté Toronto jusqu’au titre la saison dernière. Leonard, souvent moqué pour son apparent manque de fun, son mutisme et son trop-plein de sérieux. Une image qui lui colle à la peau depuis son passage aux Spurs, mais qui est fausse selon son coéquipier Reggie Jackson.
« Le truc fun, c’est que les gens ne savent pas que Kawhi a beaucoup plus de personnalité que ce qu’on dit. Je pense qu’il faut être son coéquipier, ou être proche de lui, pour s’en rendre compte. Mais le gars est hyper marrant, ouvert. Il est la personne qu’il est, et je pense que peu de personnes ont vu qui il est vraiment, et c’est dommage pour eux. » Reggie Jackson.
Évidemment, l’ailier n’est pas le seul à savoir déconner dans l’effectif.
« Patrick Beverley a fait un de ces trucs… Quand on est arrivé ici, on était en quarantaine on ne pouvait pas partir de notre chambre. Il était genre 2 heures du mat et d’un coup on entend quelqu’un qui crie : « Yoooooo ! Yoooooo ! » Tout le monde se demande ce qu’il se passe, et c’était Bev qui gueulait à travers les murs pour s’assurer que tout le monde allait. C’était le premier jour, il ne faisait que vérifier. Tout le monde a ouvert la porte, s’est regardé. Ça a rendu les premières 24h de la quarantaine encore meilleures, parce qu’on savait que nos coéquipiers étaient-là avec nous. » Reggie Jackson.
Les Clippers affichent visiblement une belle alchimie, un bon point puisqu’il en faudra dans la bulle pour atteindre leur objectif, qui est de remporter le titre. Ils auront à gérer des situations compliquées, comme des salles sans fans. Et même si la NBA va utiliser des fans virtuels et autres subfertuges sonores, ça ne sera pas pareil.
« C’est mieux d’avoir des fans, donc ça sera compliqué sans eux, sans leur support. On sait que tout le monde regardera de chez soi, mais ce n’est pas pareil quand les gens sont dans la salle. On sait maintenant que c’est vrai quand on dit qu’on est tout ce qu’on a. On doit donc se serrer les coudes, apporter de l’énergie. On en parle tout le temps. » Reggie Jackson.
Mais les Clippers ne parlent pas que du jeu, puisqu’ils évoquent visiblement aussi les meilleures manières de supporter le mouvement Black Lives Matter.
« On prévoit de faire plein de trucs, avec des tee-shirts, des pins… Mais on compte aussi parler. Voter, c’est important. Il faut voter. Donc je pense que ce sera un des points principaux qui sortira de l’Association des coachs. » Doc Rivers.