Jimmy Butler et Bam Adebayo au bon moment; Spoelstra : « Ses plus grosses actions sont arrivées en fin de rencontre »
Cette nuit, le duo de All-Stars du Heat, à savoir Jimmy Butler et Bam Adebayo, a été très important dans la victoire des Floridiens sur les Pacers (124 à 115). Le premier a eu des problèmes d’adresse (5/16 aux tirs), mais a porté la rencontre avec 27 points (17/20 aux lancers), 8 rebonds, 4 passes et trois interceptions alors que le second a terminé avec 22 points à 7/11, avec 11 rebonds et 5 passes en plus. Mais surtout, les deux hommes ont brillé au cours du dernier quart-temps, serré, en marquant 20 des 30 points de leur équipe. 11 pour Bam et 9 pour Butler.
En plus de sa contribution au scoring, Bam Adebayo a aussi fait parler sa présence sous les panneaux en prenant dix rebonds dans les 12 dernières minutes, dont deux offensifs très importants dans les deux dernières alors que le Heat n’avait que deux points d’avance.
« Ses plus grosses actions sont arrivées en fin de rencontre, des deux côtés du terrain. Ces rebonds étaient très importants. On avait besoin de ces opportunités en plus, parce qu’ils ont bien défendu et nous ont fait perdre la balle quelques fois. Ces points faciles et ses lancers francs ont été la clé. » Erik Spoelstra, le coach de Miami.
La fin de match était serrée donc, alors qu’en début de rencontre le Heat était largement au-dessus, comptant 18 points d’avance à la pause. Mais une grosse perf de Malcolm Brogdon (34 points, 7 rebonds et 14 passes décisives) et une bonne défense sur les shooteurs de Miami en seconde période ont permis aux Pacers de revenir dans la rencontre et de se donner une chance de l’emporter. Une situation jamais simple à gérer pour l’équipe qui avait de l’avance. Mais jamais les Pacers n’ont pu revenir à moins de 2 points en dernier acte.
« On a gagné. C’est tout ce qui compte, peu importe si c’est de 20 points ou de 1. Ça montre que ce groupe de gars ne baisse pas les bras. Ils ont joué dur et n’ont jamais abandonné. On a parlé de la façon dont on allait faire pour gagner des matchs quand c’est le bourbier. On ne va pas rentrer nos tirs tous les soirs. Mais je trouve qu’on a fait du très bon boulot en défense et pour obtenir des lancers. On les a mis, et ça nous a donné de la confiance. » Jimmy Butler.
Avec 28 lancers tirés rien qu’en deuxième période (52 au total), le Heat a effectivement passé pas mal de temps sur la ligne, mais ils sont parvenus à en rentrer 24. Des points qui ont été très importants quand il a fallu faire les comptes.
« Ça permet de contrôler le rythme et le ton du match. Quand ils lançaient un run, Jimmy ou Bam trouvait un moyen d’aller sur la ligne. Ça permet de calmer les choses. » Erik Spoelstra.
Forcément, toutes ces fautes n’ont pas plus aux Pacers.
« Je ne peux pas expliquer ça. 52 lancers, c’est ridicule. Ils en ont eu 24 en première mi-temps. 24. Et Butler 20 à lui tout seul. C’est les playoffs, certains de ces coups de sifflet étaient… Je ne peux pas l’expliquer… » Nate McMillan, le coach des Pacers.
À noter également la belle perf de Goran Dragic, titulaire en l’absence de Kendrick Nunn. Le vétéran slovène a marqué 24 points et distribué six passes décisives.
« Je savais que ce troisième match de la série allait être très important pour nous. Je voulais juste être agressif. En première mi-temps, ils m’ont laissé ouvert sur un ou deux trois points. Je les ai pris. » Goran Dragic.
Une belle pub pour celui qui veut encore jouer trois ou quatre ans, malgré ses 34 ans et qui sera en fin de contrat à la fin de la saison.
« Il faut signer cette prolongation à la mi-temps. Sixième homme, titulaire… Peu importe ce qu’on lui demande, il fera ce qu’il faut pour mettre des paniers ! » Dwyane Wade.
Dragic tourne cette saison à 16,2 points et 5,1 passes décisives par match.
[Interview] Dikembe Mutombo : « Je suis sûr que Manute le regarde et qu’il lui dit : fils, bravo »