Beaucoup de regrets mais beaucoup de fierté pour le Jazz; « Ce n’est que le début »
Il y a de quoi nourrir des regrets pour Utah et Donovan Mitchell. L’avantage 3-1, l’avance de 15 points dans le Game 5, le ballon perdu dans les dernières secondes du Game 7… C’est les yeux rougis par les larmes que l’arrière du Jazz s’est présenté en interview après une rencontre remportée au bout du suspense par les Nuggets, 80-78, mardi soir à Lake Buena Vista.
« Nous n’aurions pas dû nous retrouver dans cette situation. Toute cette émotion, ça vient de là. Il y a tellement de choses auxquelles on peut repenser collectivement. Je crois que c’est ce qui fait le plus mal. On peut revenir à ma violation des 8 secondes au Game 1, à notre avance de 15 points gâchée dans le Game 5, au fait qu’on n’ait pas su se mettre à leur niveau au Game 6… tellement de choses qu’on aurait pu faire, mais qu’on n’a pas fait. C’est ça qui fait mal.
On n’aurait pas dû en arriver là, à un match 7. On a eu de multiples opportunités de les éliminer, ils ont de l’expérience, ce n’était pas leur premier Game 7 et il faut les saluer pour ce qu’ils ont fait, mais tu repenses à toutes les choses que tu aurais pu faire pour ne pas te retrouver dans cette position. Mais on va corriger ça. » Donovan Mitchell
Au buzzer d’un match tué par Nikola Jokic à 27 secondes, Mitchell s’est écroulé de dépit sur le parquet.
« J’étais sous le choc, pour être honnête. C’est tout. Tu travailles tellement dur pour en arriver là, et on était tout proches. On était menés (de jusqu’à 19 points !), on est revenus, on s’est battus, accrochés, et finir si proches du but… ça fait mal. Je ne savais pas quoi faire d’autre. J’étais épuisé. Je me suis allongé là… Ça craint, je vais avoir ça en tête pendant un moment. » Donovan Mitchell
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« L’une des défaites les plus difficiles dans laquelle j’ai été impliqué. On a traversé beaucoup de choses ces derniers mois et j’aurais aimé que ce groupe qui a joué dur, ensemble et qui a grandi, continue à jouer. » Quin Snyder
On peut aussi voir le verre à moitié plein en se disant qu’au vu de la situation au Jazz il y a quelques mois – au moment de la suspension de la saison à cause du coronavirus – cette élimination en 7 matchs reste très honorable.
« On est passés d’une équipe au statut ‘irrécupérable’ il y a trois mois à ça. Et personne ne s’y attendait en dehors de nous, je pense. » Donovan Mitchell, 22 points à 9/22, 9 ballons perdus
« Il y a eu beaucoup d’adversité, non seulement pour moi, mais pour nous tous. Ces derniers mois ont été intéressants. Je suis fier de la manière dont nous avons géré cela en tant qu’équipes, qu’hommes. Il y a quelques mois, je n’étais assez bien mentalement pour aller sur le terrain et jouer avec mon équipe, mais nous avons trouvé un moyen d’y arriver. Avoir le soutien de mes coéquipiers ces derniers mois et dans la bulle ça m’a vraiment boosté. J’ai donné tout ce que j’ai pu pour cette équipe. On a été courts sur a fin, mais je n’ai aucun doute sur le fait que nous allons gagner un titre. » Rudy Gobert, 19 points, 18 rebonds et 2 contres
S’il n’a signé que 22 points à 9/22 et qu’il a perdu 9 ballons dans ce Game 7, Mitchell fait tout de même désormais partie des 4 seuls joueurs de l’histoire à avoir signé au moins 50 points deux fois au cours d’une même série, avec Michael Jordan, Allen Iverson et Jamal Murray.
« On est prêts à se battre envers et contre tout. Ça a toujours été le cas. Il faut du caractère pour revenir comme on l’a fait. Me concernant, je ne vais pas vous mentir, j’ai été surpris par certaines de choses que j’ai faites et accomplies. Mais j’ai travaillé. Il y a eu des critiques sur ce que je pouvais faire offensivement et défensivement et je pense avoir fait un pas dans la bonne direction. Ce n’est pas fini. Je ne fais qu’effleurer la surface de ce que je peux faire. Je sais combien j’ai travaillé, combien cette équipe a travaillé. Ce ne sera pas la fin. C’est ce qui me pousse, ce n’est pas la fin, ce n’est que le début. Je suis prêt à rejouer tout de suite. On l’est tous, je pense. Ce n’est que le début. » Donovan Mitchell
via ESPN