Giannis Antetokounmpo : « La clé c’est nous, et ça le sera toujours, pas ce que nos adversaires vont faire »
Bien sûr, la dernière action du Game 2 entre le Heat et les Bucks fait parler. Que le match se joue sur deux lancers-francs de Jimmy Butler en raison d’une faute très sévère sifflée sur Giannis Antetokounmpo, c’est forcément dur à encaisser. Dépité sur le côté du terrain pendant que le Heat gagnait le match sur la ligne, il explique ce qu’il y avait dans sa tête à ce moment-là.
J’essayais de réfléchir pour savoir si ça avait eu lieu avant ou après le buzzer. J’attendais de voir si les arbitres étaient sûrs de leur décision. Je repensais à l’action vous voyez, et j’essayais de me remémorer ce qui était arrivé. Vous avez tellement d’adrénaline dans ces moments qu’il est très difficile de ne pas réagir. » Giannis Antetokounmpo
Avec un peu de recul, et ayant désormais réalisé que ce duel était bien perdu, le Freak veut maintenant pouvoir vérifier si à ce moment-là du match, il a fait ce qu’il fallait.
Le coup de sifflet a déjà eu lieu, la décision a été prise donc je ne vais pas revenir là-dessus. Je dois juste revoir l’action pour comprendre comment éviter de me remettre dans une telle situation. Personnellement, je pense que j’ai bien agi et j’ai déjà fait ça de nombreuses fois dans ma carrière. Quand un gars dribble et qu’il prend genre 4 secondes pour se mettre dans le rythme, vous savez qu’il ne va pas passer la balle. Il va shooter ! Alors je vais juste revoir l’action et essayer d’analyser si ce que j’ai fait était bien. » Giannis Antetokounmpo
Sauf que… Quand un match où ils n’ont mené que 29 secondes se termine sur un score de 116 à 114, il n’y a peut-être pas que la dernière action à remettre en question et de façon plus globale, il semble que ce soit plutôt toute la fin de match des Bucks qui leur ait coûté la victoire !
Je pense qu’on a été un peu trop négligents au début du 4e quart-temps. On n’a pas toujours fait les bons choix et nous avons connu de mauvaises possessions. Ça nous fait mal de faire ça tardivement dans les matchs et ça nous a coûté les deux dernières victoires. À nous désormais d’être meilleurs sur toute la longueur du match. » Khris Middleton
Quand on voit qu’à moins 5 minutes du terme, les Bucks ont enchaîné trois balles perdues complètement évitables, on ne peut que rejoindre Khris Middleton. Le coach Mike Budenholzer évoque à son tour cette mauvaise gestion.
Je sais que dans les dernières minutes nous avons enchaîné plusieurs balles perdues et cela montre que nous devons être meilleurs dans l’exécution. À moi aussi d’être meilleur pour mieux organiser tout ça et pour provoquer de meilleures choses. Ces balles perdues ont été primordiales, je pense, mais en contrepartie sur la globalité du match, nous étions dans un bon flow, et nous jouions bien au basket. La régularité est un domaine dans lequel on peut progresser et dans les 5 dernières minutes, nous aurions pu être bien meilleurs. » Mike Budenholzer
Il est vrai que les Bucks à certains moments, ont montré un bien meilleur visage, comme lorsque dans le 3e quart-temps, ils ont infligé un 11-1 au Heat, leur permettant de reprendre le contrôle du match pour la première fois depuis le 1er quart. Mais coach Bud et ses joueurs se sont clairement tiré une balle dans le pied avec ce manque de constance.
La clé c’est nous, et ça le sera toujours. C’est pour ça que l’on s’entraîne et que l’on essaie de respecter un plan de jeu. C’est dans ces moments-là qu’on doit arriver sur le parquet et jouer encore plus dur, que nous devons mettre plus de shoots. La clé ce sera toujours nous. L’important ce n’est pas ce que nos adversaires vont faire. Là, c’est le Miami Heat, mais au prochain tour ce sera quelqu’un d’autre et l’année prochaine ce sera aussi probablement quelqu’un d’autre… Il faudra toujours nous concentrer sur nous-mêmes et chercher comment devenir meilleurs, comment ne pas répéter les mêmes erreurs, comment être agressifs sans perdre la balle. Ce sera toujours sur nous-mêmes qu’il faudra travailler.
C’est les playoffs. Miami est une super équipe défensive, ils jouent dur et il nous le font comprendre. Nous essayons de rendre les choses difficiles pour eux et rien ne nous sera donné. Il faut que l’on se batte sur toutes les petites choses, que l’on joue dur, que l’on fasse de gros écrans, que l’on ait la volonté de sortir des leurs… Quand vous êtes fatigués, vous êtes plus négligents et vous perdez plus de ballons. Quoi qu’il arrive sur ce parquet, nous devons avoir la rage. Ensuite, espérons que nous perdrons moins de ballons et que nous jouerons comme il faut. » Giannis Antetokounmpo
Le Greek Freak n’a pas tort. Il faut jouer dur, se concentrer sur ce qu’on peut contrôler et travailler en ce sens. Et là, du taf, il y en a !
Via Milwaukee Journal Sentinel et The Athletic