Jimmy Butler : « Aucun matchup ne nous inquiète »
Pour le moment, le Heat est la seule équipe ayant la certitude de jouer les finales de conférence. En attendant le Game 7 entre Toronto et Boston ce soir, les joueurs de Miami, Jimmy Butler le premier, en profitent pour se reposer.
Nous sommes très confiants, mais nous ne devons pas tomber dans l’excès. Nous savons que quoi qu’il arrive nous devrons affronter une très bonne équipe. Mais nous aurons toujours pour nous notre façon de jouer au basket. Nous ne sommes pas découragés, nous ne sommes pas effrayés, aucun matchup ne nous inquiète. Je crois que c’est tout ça qui nous définit le mieux. » Jimmy Butler
Même si le calendrier officiel n’est pas encore sorti, les finales de conférence pourraient commencer mardi. Cela donnerait 6 jours de repos à Miami contre trois pour le vainqueur de la série Celtics/Raptors. Kelly Olynyk analyse la situation.
C’est à partir de maintenant que ça va devenir plus dur. Bien sûr ils seront super bien préparés, nous serons super bien préparés, et tout le monde va devoir charbonner. Ça va être du vrai charbonnage et de toute évidence ce sera différent d’être dans la bulle et ce sera différent de ne pas avoir à voyager à Boston ou Toronto pour faire face à une foule hostile dans des matchs de finale de conférence. Mais ce sera quand même dur, ce sera vraiment, vraiment dur. Tout le monde arrivera prêts, les coachs aussi et nous le serons tout autant. » Kelly Olynyk
Le point positif c’est que, qui que ce soit en face, les jambes pourraient être lourdes. Dans le match 6 de mercredi soir entre Boston et Toronto, huit joueurs ont passé 50 minutes ou plus sur le terrain, un record pour un match de playoffs. Erik Spoelstra espère que ses troupes capitaliseront là-dessus, mais qu’elles se rendront également compte de ce qui a déjà été accompli. Les joueurs du Heat peuvent être fiers d’eux.
Je veux que nos gars réfléchissent suffisamment. Les vétérans comprennent que ce que nous vivons n’arrive pas chaque année. Cela n’enlève pas ce que nous essayons de faire, n’enlève pas nos objectifs, n’enlève pas notre but ultime. Mais vous pouvez, notamment dans une saison comme celle-là, prendre du recul et vous dire que disputer les finales de conférence après tout ces mois d’arrêt est quelque chose qui a de la valeur et dont vous devez profiter sans pour autant oublier ce sur quoi nous devons principalement nous concentrer et sans mettre de côté ce que nous essayons de faire. » Erik Spoelstra
Jimmy Butler lui, ne regarde pas en arrière et explique déjà les clés qu’il faudra respecter pour gagner. En même temps, le contraire aurait été étonnant.
Tout le monde devra se sentir bien tout au long du match tout en faisant en sorte que chacun connaisse son rôle, sache où il doit se placer sur le terrain et sache ce qu’il faut faire pour gagner. On a bossé là-dessus toute l’année et ça se voit. Mais vous ne savez jamais quel rôle vous allez avoir soir après soir. » Jimmy Butler
C’est un Jimmy Butler encore plus percutant que nous voyons actuellement comparé à celui de l’an dernier qui n’a pas permis aux Sixers de passer l’étape Raptors. Victime de critiques à ce sujet, il s’en défend quand un journaliste lui demande s’il a pris la bonne décision en quittant le navire.
Vous ne pouvez pas maîtriser ce que les gens disent. Mais le monde est comme ça, les gens ne s’occupent pas de leurs propres affaires et tout le monde a toujours quelque chose à dire. Vous avez le droit d’avoir votre propre opinion mais moi j’ai fait ce que je trouvais le mieux pour moi, le mieux pour les gars. Tant que je suis heureux et que les gars sont heureux, ça me va. Donc je ne prête pas attention à ce qui se dit. J’essaie juste de vivre ma vie de la meilleure des façons possible. » Jimmy Butler
Au final, le coach Erik Spoelstra est sûrement l’un des plus expérimentés de ces longs parcours de playoffs (avec tout de même Udonis Haslem) lui qui avec LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh notamment, a connu 4 finales NBA. Pourtant, il ne pense pas que ce soit un avantage si significatif. Plutôt que de se rappeler de ses succès, le tacticien préfère garder en mémoire ses défaites afin de tout faire pour éviter de revivre ces situations cauchemardesques.
C’est très différent et je n’aime pas comparer deux équipes qui ne sont pas les mêmes. Nous avons eu le cœur brisé tant de fois. Ça me fait directement penser aux playoffs 2016 lorsque nous sommes allés jusqu’au Game 7 contre Toronto. Nous pensions vraiment que nous avions l’opportunité de nous battre pour un titre et on s’est fait sortir au match 7. Nous avions probablement une chance mais Toronto a été plus fort et ils ont mérité leur qualification. Regardez-moi, je ne pense qu’à ça. Je me rappelle quand on a affronté Philly il y a deux ans et que l’on menait de plus de 10 points dans les matchs 3 et 4 avant de perdre. C’est toute la maladie d’être coach. » Erik Spoelstra
Aux joueurs et au staff du Miami Heat maintenant de se reposer un maximum pour arriver en pleine forme dans le duel qui les attend. Une victoire leur permettrait de retrouver les finales que la franchise n’a plus connues depuis 2014. Cela permettrait probablement à Spoelstra de se consoler de pas mal de maux.
Via Miami Herald
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