Duncan Robinson : « Je ne travaillais pas comme si j’allais jouer un jour en NBA »
Le Heat réalise actuellement des playoffs exceptionnels, et si actuellement les noms de Jimmy Butler, Tyler Herro, Goran Dragic ou Bam Adebayo sont sur toutes les lèvres, on parle beaucoup moins de Duncan Robinson. Pourtant l’ailier spécialiste du shoot à 3-points, mais également non drafté est à l’image de la plupart de ses coéquipiers : un mec dont on attendait peu et qui aujourd’hui, explose à la face du monde grâce à son travail acharné. D’ailleurs, sachez qu’au départ, lui même ne pensait pas qu’il ferait carrière dans le basket, lui qui fit sa première année de fac à l’université Williams dans le Michigan, en division III, bien plus réputée pour produire des cerveaux que des sportifs (il rejoindra la fac de Michigan l’année suivante).
Je voulais utiliser le basket pour pouvoir m’inscrire dans une école qui autrement aurait été inaccessible pour moi. Les conversations dans le vestiaire du Williams College sont complètement différentes de tout ce que j’ai pu entendre dans les autres vestiaires. Je me rappelle, j’entendais parler d’investissements financiers, de levers à 5h du matin et d’être le dernier le soir à quitter le bureau. Et là j’ai commencé à me dire : ‘Mec, comment je vais pouvoir continuer à bosser sur mon jeu ? Quand est-ce que je vais pouvoir progresser ? » Duncan Robinson
Voilà pourquoi celui qui porte les noms de deux des plus grands intérieurs des Spurs de l’histoire a changé de fac. Direction les Wolverines du Michigan, beaucoup plus réputés pour leur équipe de basket que le Williams College. Malgré trois années plutôt solides à environ 10 points par match, mais loin d’être folles, il est (comme beaucoup l’attendaient) snobé lors de la draft 2018.
Quand vous êtes un enfant c’est normal de n’avoir qu’un seul but : jouer en NBA. Vous avez cet objectif et vous espérez qu’un jour vous pourrez l’accomplir. Mais en toute honnêteté ça n’a jamais été quelque chose que lequel j’ai vraiment compté. Plus jeune, je ne me levais pas tôt le matin pour aller exprès à la salle. Je ne travaillais pas comme si j’allais jouer un jour en NBA. Puis vous avancez et vous vous rendez compte que finalement vous cochez certaines cases. Vous recevez de plus en plus d’intérêt par rapport à votre boulot quotidien. Vous vous rendez compte que l’objectif de départ n’est peut-être finalement pas si loin. Il a donc fallu que je m’ajuste mentalement et j’ai bossé de plus en plus en me convainquant moi-même que je pouvais me développer et faire partie de ce monde. » Duncan Robinson
Le travail a fini par payer. Erik Spoelstra et Pat Riley lui ont donné sa chance et désormais, Duncan Robinson est une pièce maîtresse de l’effectif du Heat.
Nous croyons aux gars comme ça. Une majorité d’entre nous au sein de cette franchise a un passé similaire. Mais ça fait partie de notre philosophie, partie de notre culture d’avoir des gars extrêmement motivés, passionnés par le jeu, passionnés par la compétition, avec une volonté de travailler dur et de se battre. C’est notre marque de fabrique. Peu importe votre place dans la draft ou les chemins que vous avez dû prendre. Il existe plein de routes pour en arriver là. » Erik Spoelstra
Titulaire en playoffs, Duncan Robinson est aujourd’hui l’une des plus importantes menaces de la ligue en catch-and-shot et tourne à 11 points à 40% de réussite à 3-points dans la postseason. Pas mal pour un joueur non drafté, non ?
Via Y! Sports
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