Erik Spoelstra : « Nous avons passé l’effet de surprise avec lui. Ce n’est plus un rookie »
Excellent depuis le début des playoffs, cette nuit dans le Game 4 des finales de conférence Tyler Herro a réalisé un match gigantesque, auteur de 37 points à 14/21 dont 5/10 à 3-pts en sortie de banc. Incroyable pour un rookie de 20 ans et dans l’histoire un seul rookie a inscrit autant de points en playoffs avant ses 21 ans : Magic Johnson.
« A ce stade, nous avons passé l’effet de surprise avec lui. Ce n’est plus un rookie. Nous avons besoin de ses compétences. Est-ce que cela veut dire que ça va se traduire par ce genre de performance chaque soir ? Non, ce n’est pas le cas. Nous ne sommes pas nécessairement construits comme ça. Nous avons des contributions de la part de nombreux joueurs différents, mais Boston a tendance à bloquer ce que nous voulons faire en première, seconde et troisième option, et Tyler a pu générer beaucoup de choses en attaque sur des situations improvisées, ce qui est nécessaire face à une très bonne défense. » Erik Spoelstra
Il a notamment sorti le Heat de quelques situations difficiles comme en fin de rencontre où en fin de possession il a balancé un énorme shoot à 3-pts à 9m
33 POINTS. . .
— Miami HEAT (@MiamiHEAT) September 24, 2020
« Le conteste de certaines de ces réussites, c’est ce qui fait la différence dans cette ligue, les shoots avec de la pression. Nous avons dû élever notre niveau face à une très bonne défense. Il a fait des actions en fin de possession. Et c’est une qualité qu’il a. Il peut créer en sortie de dribble. Les Celtics vous bloquent et vous avez besoin d’un joueur qui peut déstabiliser la défense et créer des opportunités qui ne sont pas nécessairement là. » Erik Spoelstra
Peu de rookie ont un tel rôle en playoffs et on n’anticipait pas lors de sa draft, ou même avant le début de la reprise qu’il soit un élément capital du parcours impressionnant de l’équipe en playoffs. Depuis le début de la postseason il affiche 16.5 points à 44.8% dont 37.8% à 3-pts, 5.7 rebonds et 3.9 passes en 33.5 minutes en sortie de banc. Erik Spoelstra lui fait aveuglément confiance et cette confiance il l’a gagnée en bossant.
« Je sais que tout le monde est à la recherche d’un moment clé. Ce serait une super histoire, genre : « J’ai su ce jour-là qu’il serait ce gars.’ Je pense que tout le monde surestime ce que vous pouvez faire un jour et ce que vous pouvez faire pendant des mois de travail alors que personne ne regarde. Il bosse sans relâche. Personne n’a fait attention à nous cette saison. Il a eu beaucoup de moments difficiles. Il a eu des moments où il y a eu des hauts et des bas, et il a appris nos exigences en défense. Mais c’est un bosseur et le lendemain il revient pour essayer d’être encore meilleur, il progresse quotidiennement et il a gagné la confiance de ses coéquipiers, ce qui est encore plus important que celle du coaching staff. » Erik Spoelstra
Il doit maintenant garder le cap et ne pas trop s’enflammer, mais le Heat ne se fait aucun souci là-dessus.
« Vous savez qui nous sommes. Vous savez que nous allons tous le détruire demain pour qu’il reste humble. Je dis ça en rigolant, mais malgré son esprit de compétition, il est très humble. Il a cette confiance. Il a cette intrépidité qui est rare. Mais il est assez humble pour bosser, pour se faire coacher, pour écouter les conseils des vétérans que nous avons dans l’équipe et il gagne de plus en plus confiance. Je pense que le second training camp ici a été très bénéfique pour lui, car c’est comme si c’était sa seconde saison à de nombreux égards. » Erik Spoelstra