Théo Maledon : « L’Euroligue est bien plus relevée que la NCAA et c’est un plus pour moi d’avoir eu cette expérience »
Tic tac, tic tac, l’heure de la draft approche pour les jeunes prospects. Dans un mois et demi, ceux-ci connaîtront leur destination, l’occasion idéale pour le jeune joueur français Théo Maledon, annoncé au premier tour, de se faire connaître un peu aux yeux des Américains lors des interviews liées au draft combine. Pour commencer, il explique quels sont les joueurs qui influencent son jeu.
Je regarde beaucoup de meneurs de jeu et j’essaie évidemment de m’inspirer des meilleurs, mais tout dépend de quelles sont leurs qualités. J’observe la gestion des pick-and-rolls de Chris Paul mais aussi les contre-attaques de Russell Westbrook par exemple. Il y a beaucoup de meneurs que j’observe en fonction de situations précises. » Théo Maledon
Théo Maledon est bien connu pour ses excellents fondamentaux, mais aussi sa faculté à driver une attaque. En plus de son expérience et de son professionnalisme, il est persuadé d’avoir également des choses à donner directement sur le parquet.
Je pense que l’une de mes plus grandes forces réside dans ma gestion des pick-and-rolls. » Théo Maledon
On ne peut que valider. Ceci dit, pour l’instant deux grandes interrogations persistent chez les scouts américains : les soucis à l’épaule de Maledon, mais aussi son adresse au tir qui a régressé par rapport à l’an dernier contrairement aux autres chiffres. Certains pensent que ces deux aspects sont liés. Il réfute.
Non, non, je ne pense pas que les blessures influencent ma façon de shooter. Je n’utiliserai pas ça comme une excuse. Je dois travailler là-dessus, c’est tout, mais comme dans tous les domaines. Je veux progresser partout et travailler dans tous les secteurs du jeu. La NBA c’est un niveau supérieur avec de meilleurs athlètes et de meilleurs joueurs. Donc vraiment, je ferai en sorte de progresser partout. Je pense qu’il faudra que je fasse mes preuves dès le premier jour après la draft auprès de l’équipe qui me choisira. Ce sera un effort constant de prouver que je suis méritant. A partir de là, il faudra bosser, continuer à bosser, passer les échelons et accéder au niveau que je veux atteindre. » Théo Maledon
Si certaines équipes pourraient être intéressées par l’idée de laisser encore Théo se développer en Europe encore un ou deux ans avant de lui donner sa chance dans la grande ligue, ceci ne semble pas être une option pour le meneur. Pour lui, il pourra apporter des éléments plutôt uniques dans cette cuvée de draft et ce, dès maintenant.
Je ne me vois pas rester en Europe dans le cadre d’un draft-and-stash, mais parmi les équipes que j’ai rencontrées, aucune ne m’a parlé de cette option. J’ai un background différent en ayant joué en Europe plutôt qu’en NCAA. Je peux apporter mon expérience de la gagne et du haut-niveau. Avec l’ASVEL j’ai appartenu à une très bonne équipe en France. L’an dernier nous avons remporté deux titres. Je sais ce qui est nécessaire de faire pour gagner. Cela fait déjà quasiment trois ans que je suis professionnel. Je sais comment me comporter en professionnel. J’apporterai mon énergie et mon expérience et ferai en sorte que cela soit au service de la progression de l’équipe. J’ai déjà appris beaucoup. L’Euroligue est à coup sûr un championnat bien plus relevé que la NCAA. Avoir connu cette expérience, je pense, sera un atout pour moi. Je sais comment me comporter en professionnel et tout ça est un plus. Je n’aurai pas besoin d’apprendre ça, car je l’ai déjà appris avant en Europe. » Théo Maledon
Avec la fabuleuse histoire de Luka Doncic, certains observateurs et équipes sont peut-être moins sceptiques sur les joueurs en provenance d’Euroligue. Théo Maledon pourrait bien capitaliser là-dessus.
Luka est un très bon exemple du fait qu’on peut avoir du succès en venant d’Europe. Mais à moi de faire mes preuves pour me créer mon propre chemin. Je ne vais suivre personne et je suis vraiment concentré sur ce que moi je peux me construire. Bien sûr, j’adore toutes les choses géniales que fait Luka mais je suis moi avant tout et je dois être le joueur que je suis. Les comparaisons qui sont faites parfois avec Tony Parker par exemple sont flatteuses, bien sûr, mais ce n’est pas quelque chose auquel je prête vraiment attention. Je serai Théo Maledon. » Théo Maledon
La chance qu’il a pour pouvoir accéder à ses objectifs c’est qu’à l’ASVEL, il peut régulièrement entrer en contact avec Tony Parker et Nicolas Batum, mais aussi certains de ses coéquipiers comme Adreian Payne ou Livio Jean-Charles également passés par la case NBA.
Ils sont super, ils me donnent des conseils et m’expliquent comment ça se passe, ce qui est différent en NBA et en Europe. C’est super, je leur pose beaucoup de questions et ça me permet d’apprendre d’eux. Ils m’expliquent un peu comment les choses pourront être dans le futur et les étapes que je devrai surmonter pour traverser ce processus. La chose que j’ai retenue avec le plus d’intérêt est que je dois profiter de chaque moment au maximum. Il faudra que je me donne à chaque fois à 100% bien sûr, mais il faudra aussi que je prenne du plaisir. » Théo Maledon
Du travail et du plaisir : les ingrédients semblent bons pour réussir. En attendant de voir si Théo Maledon en a les capacités, voyez ou revoyez le Air Ball Project du 6e homme qui vous permettra de maîtriser; le parcours, les forces et les faiblesses du meneur de jeu français dans les moindres détails.
Via NBA.com