LeBron James : « Adversaires, coachs, tous m’ont aidé à en arriver à ce stade aujourd’hui où je n’ai aucune faiblesse »
Dans une série de playoffs, l’objectif d’un coach et d’une équipe est toujours d’exposer au mieux les faiblesses de ses adversaires. Un journaliste a demandé hier à LeBron James en quoi toute son expérience en Finales NBA l’aidait à faire face aux stratégies des meilleurs coachs de la ligue et lesquels avaient eu la plus grosse influence sur ses progrès au fil de sa carrière :
« Comme je l’ai dit hier, on n’apprend jamais mieux que par l’expérience dans la vie. J’ai joué contre de grands coachs tout au long de ma carrière, non seulement en saison régulière mais aussi en playoffs puis en Finales. J’ai joué contre quelques coachs exceptionnels, de grands coachs, des coachs de niveau Hall of Fame, des joueurs de niveau Hall of Fame. Ils m’ont tous, adversaires et coachs, aidé à en arriver à ce point aujourd’hui où je n’ai aucune faiblesse, offensivement ou défensivement, c’est-à-dire que si je peux lire une défense, je peux l’exploiter. Je peux me mettre en position favorable. Ça ne veut pas dire que le ballon rentre à chaque fois, mais il n’y a rien sur le terrain que je ne puisse pas faire à ce stade de ma carrière. Et tout cela vient de l’adversité, des défaites et de tout ce que j’ai traversé au fil de ma carrière. À tel moment je me suis dit ‘Je dois travailler là-dessus parce c’est ce qu’ils me laissent sur le terrain’, ou ‘Je dois bosser ça parce qu’ils m’empêchent de faire ça’. Donc comme je l’ai dit, la meilleure façon d’apprendre dans la vie c’est d’expérimenter les choses, et j’ai tout vu à ce stade de ma carrière. » LeBron James
Il y a une expérience qui a été particulièrement marquante pour lui c’est la fessée reçue par les Cavaliers en 2007 face aux Spurs.
« Evidemment ils étaient la meilleure équipe. Faire face à Timmy, Manu, Tony et Pop, 4 Hall of Famers, je savais que ce serait un défi, pas seulement pour moi, mais pour notre franchise. J’ai vu la façon dont ils abordaient chaque rencontre, chaque possession. Ils ne faisaient pas d’erreurs. Ils n’étaient pas heureux de simplement être là, ils voulaient être excellents, que ce soit collectivement et individuellement. J’avais 22 ans et cela se sentait. Cela m’a modelé année après année après année, en m’accrochant à ce sentiment de n’avoir pu atteindre le but ultime. Mais dans le même temps, comme je l’ai dit, faire face à cette adversité et vivre ces moments m’a permis d’être dans la position dans laquelle je suis. » LeBron
Le King a aussi discuté de ce qu’être un leader auprès de ses coéquipiers signifiait pour lui.
« Pour moi cela vient de ton approche en tant que professionnel. Ça se passe sur et en dehors du terrain, dans ta façon de travailler, de marcher, de bouger, de te préparer. Il ne suffit pas juste d’en parler. Il faut aussi faire les choses. Tu ne peux pas choisir deux ou trois jours dans la semaine où tu vas être un leader. Non, c’est quelque chose qui se fait tous les jours, sur et hors du terrain. J’essaie d’être un leader par l’exemple. J’utilise aussi ma voix. Mais je bosse. Je pense que mes gars voient combien je travaille, et ils me laissent les guider. Je les respecte pour ça. » LeBron James
Etre un leader, c’est aussi savoir, à 35 ans, laisser Anthony Davis (29.1 points par match sur les playoffs, contre 26.6 pour James) être l’option offensive n°1.
« Il a tout à fait raison. Il va dire quelque chose mais dans le même temps, il veut s’assurer qu’il le montre aussi sur le terrain. On n’a jamais été une équipe qui ne faisait pas ce qu’elle prêchait, et lui tout particulièrement.Il est très concentré sur le plan de jeu actuellement. On essaie de limiter au maximum nos erreurs, en sachant qu’on ne peut pas donner des paniers faciles liés à nos erreurs à une équipe comme le Heat. On est concentrés, lui aussi, et on essaie autant qu’on peut de jouer un basket sans erreur. » Anthony Davis