Les coulisses de la bulle : la dernière pour les 200 personnes qui s’activent pour les retransmissions des matchs ?
Si la bulle prendra fin pour les joueurs après ces finales au plus tard dans quelques jours, elle prendra également fin pour les journalistes. Dans le complexe de diffusion de 60 000 m² construit et aménagé de A à Z pour l’occasion, ESPN a déjà pu diffuser 78 matchs avant celui qui commencera ce soir, et ce grâce à la contribution d’environ 200 personnes. Certains, qui ont aidé à monter le bâtiment, sont présents sur les lieux depuis presque 100 jours. Michael Shiffman, vice-président de la production de la chaîne sportive évoque cette expérience.
Si beaucoup de gens ont sacrifié des choses et que ça a été beaucoup de boulot, c’est aussi vraiment une joie. La première chose qui me vient à l’esprit c’est la collaboration. Ça a été incroyable du début à la fin. Nous étions là début juin avec la ligue et nous sommes partis de rien. » Michael Shiffman
Judi Weiss qui travaille chez ESPN également a débarqué dans la bulle le 6 juillet. Elle évoque ce chantier plus ou moins inhabituel pour un diffuseur TV.
Prévoir quelque chose de cette ampleur demande généralement des mois voire des années, comme pour les All-Star Games ou les jeux olympiques. Là, en finale, nous avons désormais un exemple et aujourd’hui nous sommes habitués aux bâtiments, mais nous sommes partis d’une ardoise vide. Nous n’étions pas sur à 100% que ce que nous faisions conviendrait et nous avons dû tout dessiner en planifier en un mois. » Judi Weiss
Ce que les chaînes retiendront également, c’est que dans ce contexte, il a été possible de mettre à l’épreuve plein de technologies qui, du coup, se sont développées plus vite que prévu.
Sur les trois dernières Summer Leagues nous avions testé des trucs comme les caméras sur rails robotisées et des choses comme ça. Mais tout à coup nous avons pu faire tous les réglages que nous voulions faire et même des nouvelles choses. Quand nous testions une caméra sur rails, nous ne pouvions faire des essais que sur des rails de 4 mètres avant. Maintenant nous avons un rail de 30 mètres qui parcoure la ligne de touche. » Tim Corrigan, producteur
Si les journalistes ont pu avancer dans tous ces domaines, c’est surtout parce que l’environnement de Disney World était complètement protégé du virus. Du coup, pas besoin de s’en préoccuper : 100% de l’attention des employés pouvait être portée sur le boulot.
Il n’y a eu aucune anxiété à propos de notre santé ou de notre sécurité ici. Cela a permis aux gens de réellement se concentrer sur la production de contenus et la diffusion des matchs. » Michael Shiffman
Et pour se divertir, les employés ont trouvé la solution. Alors que certains jouent au golf, un petit comité de journalistes s’est réuni pour jouer de la musique. C’est ainsi que The Bubble Band joue régulièrement en live dans l’enceinte de Disney World.
Nous sommes The Bubble Band. Nous portons des masques, nous respectons la distanciation sociale et nous avons nos propres micros. » Judi Weiss
Les journalistes peuvent bien fêter ça aujourd’hui que la mission est accomplie, car si la NBA est revenue c’est en grande partie grâce à eux. Désormais, ils ont de quoi être fiers.
Nous nous sommes réunis et nous avions un but : diffuser du contenu en toute sécurité et ramener la NBA. Nous avons réussi ! » Judi Weiss
En tant que fans, nous ne pouvons que remercier ce travail.
En arlant des personnes de l’ombre dans cette bulle, on vous conseille cette vidéo sur la préparation des repas des joueurs.
How chefs in the NBA bubble make 4,000 meals a week pic.twitter.com/7mBrFDBPNh
— Business Insider (@BusinessInsider) October 6, 2020
Via Orlando Sentinel
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