Gary Payton : « Si vous voulez savoir, le voilà le grand secret de la culture du Heat »
Gary Payton, à 37 ans décida en 2005 d’aller terminer sa carrière à Miami. C’est ainsi qu’avec un jeune Dwyane Wade et un Shaquille O’Neal qui lui, n’était plus tout jeune il put remporter enfin une bague pour clôturer sa carrière. Qui de mieux placé que lui donc, pour évoquer la culture made in Pat Riley présente encore et toujours dans la franchise du Heat ?
Tout le monde veut comprendre cette culture. Tout le monde veut connaitre les secrets de Miami. Ils ont tous ces avis et toutes ces questions, notamment en ce moment vu que le 5e seed est arrivé en finale. Tout le monde essaie de comprendre. Mais les gars, si vous voulez savoir, le voilà le grand secret. La culture du Heat n’est pas juste la culture de la gagne, c’est la culture de comment gagner. C’est ramper jusqu’à la ligne de fond si vous devez le faire. C’est tout donner sans rien laisser dans le réservoir. C’est être dans la meilleure putain de forme de votre vie. C’est toujours vouloir plus de moi-même, de mes coéquipiers et même du match. C’est être ce type de gars qui peut-être sera critiqué dans les médias à propos de son attitude, son égo ou peu importe. Pat sait que vous allez lutter sur le terrain. » Gary Payton
Oui, Pat Riley sait choisir les joueurs qui correspondent à sa culture, mais en tant que coach, il avait ses méthodes aussi. Lorsqu’il a repris les commandes du Heat en 2006 pour succéder à Stan Van Gundy, Payton raconte que tout le monde s’attendait à un entraînement hyper physique. Au lieu de ça, il leur a montré un film : Glory Road.
Pat nous a emmenés voir ce film plutôt que de nous entraîner. Et vous voulez connaître la meilleure ? Il jouait son propre rôle dans l’équipe adverse. Il portait le maillot de Kentucky qui a été battu dans le film. La culture du Heat est vraiment celle de Pat Riley, vous voyez ce que je veux dire ? » Gary Payton
Cette culture, qui a porté ses fruits, tout le monde ne peut pas la supporter. Ceci dit, ceux qui s’y soumettent corps et âme prennent très souvent la direction du succès. Jimmy Butler en est le parfait exemple.
Au final, avec la culture du Heat, tout dépend vraiment de toi. Ça dépend d’une question à laquelle vous êtes le seul à pouvoir répondre. Est-ce que je vais adhérer ? C’est tout noir ou c’est tout blanc mec. Voilà pourquoi cette équipe n’a pas la même culture que les autres. Et pour être honnête, c’est pour ça que cette culture ne convient pas à tout le monde. Vous pourrez toujours cibler les joueurs qui ne rentrent pas dans ce moule, mais ils ne restent pas longtemps. » Gary Payton
Effectivement, si Pat Riley est très exigeant dans le choix de ses joueurs, il l’est également dans les attentes qu’il place en eux. Avec lui, tout doit être synchronisé au détail près.
D’une certaine façon, cette culture propulse certains gars vers la légende. Les autres par contre, ils s’exposent. C’est l’un des trucs avec cette culture. Elle va exposer vos faiblesses très vite. Mais c’est le concept, c’est le concept parce que la façon dont Pat et les autres pensent c’est que s’il y a une pièce trop relâchée, ça ne fonctionnera pas. » Gary Payton
Et finalement, celui qui a le mieux collé et adhéré à cette culture c’est bien Erik Spoelstra véritable relai du Godfather dans le vestiaire du Heat.
Il a adhéré à cette culture comme un enfoiré. Vous devez vous rappeler qu’il n’était même pas un assistant avant. Il était un gars qui aidait pour les workouts, notamment Dwyane Wade. Il sortait de la salle de vidéo avec D-Wade et il lui faisait faire des shoots ou des trucs comme ça. Il n’était même pas sur le banc des fois. Mais il était juste derrière, vous voyez ce que je veux dire ? Combien de coachs vous connaissez qui ont commencé dans ces rôles et qui sont maintenant à la tête de l’organisation ? Combien ? » Gary Payton
Si actuellement, le Heat est mené 3-1, Payton ne s’en fait pas. Il se rappelle encore comment la culture du Heat avait motivé l’équipe lors des finales 2006 lorsque Miami était mené 2 à 0 face à Dallas. Désormais, c’est lui qui s’inspire de la culture de Pat Riley pour motiver le Heat 2020.
Quand nous sommes arrivés sur le terrain, nous avons été durs. Nous avons joué avec tout notre cœur et devinez quoi ? Nous avons gagné le match. Puis le suivant. Puis le suivant. Et même celui d’après. 4 à la suite si vous voulez compter. 4 à la suite et un trophée. J’ai un message pour eux. Tout le monde doute de vous actuellement. Tout le monde vous élimine déjà de la course. Ils s’apprêtent à couronner les autres gars. Ils sont en train de lustrer le trophée pour eux. Ils ont déjà mis le champagne au frais. Mais ils ont oublié une chose. Vous êtes encore là. Vous êtes encore là et vous appartenez à ça. Les trois prochains matchs sont pour la culture. Tout le monde a oublié ce qu’était le Miami Fucking Heat. » Gary Payton
Si là, il n’y a pas de la motivation… Pour tout connaître de Pat Riley et justement approfondir vos connaissances sur cette culture, nous vous donnons rendez-vous sur la vidéo du 6e homme.