Erik Spoelstra : « Le soir où Goran Dragic s’est fait mal il m’a envoyé un texto à 4h15 : ‘je trouverai un moyen d’être de retour' »
La triste histoire de ces finales NBA est celle de Goran Dragic. Alors que dans sa carrière débutée en 2008, il n’avait jamais pu atteindre un tel stade de la compétition, le meneur de jeu slovène a aggravé une blessure au pied dès le match 1 (déchirure du fascia plantaire) et n’a pas pu rejouer avant le match 6. D’ailleurs, ce match, il n’aurait probablement pas dû le jouer tant il était loin d’être totalement remis. Même son coach Erik Spoelstra fut surpris de le voir en tenue.
C’est fou. Normalement, jamais il n’aurait pas dû être là. Le soir où il s’est fait mal, il m’a envoyé un texto en pleine nuit à 4h15. Il m’a dit : ‘Coach, fais en sorte de compter encore sur moi pendant cette série, donne-moi une chance, je trouverai un moyen d’être de retour’. J’ai parlé aux préparateurs le lendemain et ils m’ont dit : ‘Aucune chance’. Et pourtant, il implorait tout le monde de lui laisser sa chance lors des trois derniers matchs. Cela montre quel est son caractère et à quel point il veut tout donner. Pas pour lui, il a déjà tout prouvé dans ce domaine, en étant l’un des joueurs les plus décorés de l’équipe, mais pour ses coéquipiers. Il est un humain unique et je suis honoré de pouvoir le coacher tout ayant pu développer ce genre de relation avec lui au fil des années. » Erik Spoelstra
Si Dragic n’a pas forcément été percutant lors de son passage dans le Game 6, il a quand même pesé autant qu’il a pu avec 5 points à 2 sur 8 au tir, 5 rebonds et 2 passes en 19 minutes sur le parquet.
Ça a été l’enfer pour moi ces dix derniers jours. Je voulais juste être sur le terrain pour pouvoir aider mon équipe autant que possible. Il n’y avait qu’une toute petite chance que je revienne et j’ai capitalisé dessus au max. J’ai suivi tous les traitements que je pouvais, même aujourd’hui. Je ne me sentais pas bien, mais c’est comme ça. J’ai essayé d’être là pour mon équipe. » Goran Dragic
Avec cette mentalité et ce caractère tellement Heat Basketball, le Slovène est un modèle apprécié et suivi par tous ses coéquipiers et notamment Jimmy Butler.
Je l’aime jusqu’à la mort. J’aimerais être son coéquipier pour toujours. Il provoque ce genre de moments que l’on chérit. Il a mis son corps en danger pour moi, pour tous les gars, pour la franchise. Ça montre quel genre de joueur il est et quel type de personne il est. » Jimmy Butler
Impossible de rentrer dans un what if et de dire qu’avec un Dragic en bonne santé, le Heat aurait remporté la finale. Ceci dit, il aurait apporté une plus-value non négligeable tant avec ses 20.9 points à 45.2% de réussite au tir, mais aussi ses 4.2 rebonds et 4.7 passes décisives de moyenne, il a pesé pendant cette postseason durant laquelle il a probablement été le joueur le plus régulier du Heat. Ça fait de la peine pour lui, mais connaissant la mentalité de cette équipe si bien construite par Pat Riley, ils reviendront… À condition que le Heat et Dragic (free agent) trouvent un terrain d’entente.
En attendant de vivre ce moment, jetez un œil à cette vidéo du qui revient sur le Godfather et son génie.
Via Miami Herald