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Tyrese Haliburton : « Je suis un facilitateur de haut niveau et mon QI basket est très élevé » 

 

La cuvée de draft 2020 est remplie de meneurs. Parfois il est difficile pour certains d’entre eux de se démarquer et Tyrese Haliburton, qui n’est clairement pas le plus médiatisé fait partie de ceux-là. Pourtant, en s’auto-proclamant meilleur facilitateur de la draft, le point guard est persuadé qu’il pourra contribuer dans tous les domaines.

Je ferai tout ce qui aura besoin d’être fait sur le parquet. » Tyrese Haliburton

Nate Oats, le coach d’Alabama, contre qui Haliburton a joué est également persuadé que son jeu fitera parfaitement avec celui qui est pratiqué dans la NBA moderne.

Avec la façon dont ça joue en NBA, avec de grands espaces pour attaquer le panier, je pense qu’il pourra se retrouver dans les situations dans lesquelles il est le meilleur. Il arrive à se faufiler et à accéder à la raquette grâce à une bonne lecture. Il convient très bien à la NBA qui aime de plus en plus les grands arrières capables de switcher en défense. » Nate Oats

Du haut de son mètre 95, l’arrière est effectivement plutôt grand pour un meneur. Si certains observateurs (notamment de l’Arizona) l’auraient bien imaginé atterrir aux Suns afin d’apporter sa complémentarité au duo Ricky Rubio Devin Booker, ces derniers ne l’auraient pas interviewé. Les Pistons, les Knicks et les Warriors eux, auraient présenté un intérêt.

Je suis un gars qui peut mettre des shoots et je suis un facilitateur de haut niveau. Je pense aussi que je suis un très bon défenseur loin du ballon. Mon QI basket est très élevé. Je sais où me placer au bon moment. Je m’attends à ce que l’on me donne un rôle et que j’excelle dans ce rôle, quel qu’il soit, et quelle que soit l’équipe dans laquelle je serai » Tyrese Haliburton

Dit comme ça, ça peut paraître prétentieux, mais en cette période pré-draft où l’objectif est de se vendre, il est difficile de lui en tenir rigueur. Ce qui est intéressant cependant, c’est que le cousin d’Eddie Jones (ancien joueur des Lakers, du Heat et des Hornets notamment) a soif d’apprendre, notamment en salle vidéo. Pour lui, ce biais représente le meilleur moyen de faire en sorte que joueurs et coachs se comprennent. Cela engendre des discussions qui permettent à chacun d’assimiler ce que l’autre a vécu.

85% du temps les conflits entre joueurs et coachs sont dus à une mauvaise compréhension. Une fois que les joueurs règlent ça et que le coach comprend ce qu’ils ont pu voit, la relation est transparente et cela règle tout. » Tyrese Haliburton

Si certains reprochent à Haliburton de ne pas avoir passé assez de temps dans la salle de muscu, ce dernier a compensé pendant la crise liée au COVID. Le gamin a beaucoup poussé et a largement développé le haut de son corps. Cela l’aidera forcément à s’inspirer du jeu de ses idoles que sont Magic Johnson et LeBron James. Pour la petite histoire d’ailleurs, sachez comme comme ces deux-là, Haliburton a été grand très tôt, ce qui a poussé ses premiers coachs à le faire jouer pivot. Réaction du principal intéressé :

J’ai détesté jouer intérieur. Je n’arrêtais pas de demander à mon coach de me laisser jouer meneur. » Tyrese Haliburton

Quand il en a eu l’opportunité, le joueur d’Iowa State n’a plus jamais lâché ce poste, montrant de vraies dispositions dans le leadership vocal et l’organisation du jeu. Ça, il l’a prouvé lors de l’été 2019 lors de la coupe du monde U19 durant laquelle il a remporté l’or avec Team USA. Dans la compétition, il a compilé 7.9 points de moyenne, mais aussi 6.9 passes décisives et 2.3 interceptions. S’il n’est pas un scoreur, il est un vrai joueur d’équipe, en attaque comme en défense. Mieux encore : son adresse. En 7 matchs joués, Haliburton a cumulé un 22 sur 32 au tir dont 10 sur 18 à 3-points. Rares sont les joueurs de son âge capable de produire aussi peu de déchets quand ils sont amenés à porter autant la balle. Puis si vous doutez encore, sachez que lors de la coupe du monde il ne perdait que 1.1 ballon apr match. Définitivement, le jeu d’Haliburton est propre.

J’ai été heureux que le coach croie en moi pour jouer ce rôle. Avec tous les gars qu’il y avait dans l’équipe, c’était énorme. Ça m’a donné énormément de confiance en moi. » Tyrese Haliburton

Pour sa deuxième saison universitaire qui a suivi la coupe du monde, Haliburton s’est réellement épanoui. Capable de marquer des 3-points, d’être clutch, de faire jouer ses coéquipiers et de jouer toujours aussi juste, il a réussi à obtenir un vrai rôle chez les Cyclones terminant sa saison sophomore à 15.2 points, 6.5 rebonds et 2.5 interceptions.  Certains pourraient critiquer son manque de vitesse pour un meneur, mais le principal intéressé s’en défend. Blessé au poignet gauche (qui n’est pas son côté fort), le meneur insistait cependant dessus pour éviter de se rattraper avec sa main déjà endolorie.

Je partais sur ma gauche et je finissais de la main gauche parce que si je prenais un coup et que je retombais dessus ça aurait été douloureux pendant toute la suite du match. Je ne cherche pas à trouver des excuses parce que je n’y crois pas moi-même, mais je pense que ça a beaucoup joué dans mon année sophomore. » Tyrese Haliburton

Il est vrai que sur ses 10 derniers matchs ses stats ont largement diminué, notamment pour ce qui est de l’adresse au tir et des balles perdues. Il est donc tout à fait possible de croire que ses difficultés provenaient de son poignet. D’ailleurs le 8 février, sa saison se termina prématurément en raison d’une fracture à cette même articulation. Félicité aussi bien apr ses coéquipiers que par ses adversaires pour sa volonté et son esprit de compétition, Haliburton, même s’il n’a selon lui pas encore dévoilé tout son potentiel, a décidé à 20 ans, de s’inscrire à la draft. Voyons dans un peu plus d’un mois quelles équipes il intéressera.

Via AZ Central

 

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