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Michael Carter-Williams sur l’échec aux Rockets : « Ça a été très dur à vivre pour moi, j’ai touché le fond »

La carrière de Michael Carter-Williams en NBA, faite de hauts et de bas ressemble à tout sauf à un long fleuve tranquille, mais il faut être conscient que ces tracas datent de bien avant sa draft. Lorsqu’il était à Syracuse, l’éthique de travail demandée par Jim Boeheim était telle que le jeune MCW a plusieurs fois pensé à quitter l’équipe lors de sa première saison à la fac. Lui et Dion Waiters squattaient en effet beaucoup le banc. Ceci dit, il s’est accroché, a bossé dur, s’est fait sa place lors de sa saison sophomore et fut finalement élu Rookie de l’année sous le maillot des Sixers en 2014. L’évolution fut flagrante.

Coach Boeheim se bat pour la perfection. Il nous a tous considérés comme des hommes matures, comme si nous étions déjà en NBA ou presque. Il nous a donné beaucoup de liberté, mais aussi beaucoup de responsabilités. Ça a été la chose la plus importante : apprendre à agir comme des hommes et en assumer les responsabilités. Cette première saison a été très formatrice. Je voulais prouver à Boeheim que je devais davantage jouer. C’est ce que j’ai fait. Je suis fier d’avoir réussi à surpasser ça tout en créant au fur et à mesure, une vraie relation avec lui. Mais lors de la première saison, à un moment, nous avions un bilan de 30 victoires pour 3 défaites, ce n’était pas prévu, et je n’avais pas vraiment d’arguments pour lui expliquer que je devais jouer plus. Alors je devenais un compétiteur lors des entraînements, je ne me plaignais jamais et je faisais tous les efforts possibles pour prouver ma valeur. » Michael Carter-Williams

Cette dureté vécue à Syracuse, lui a alors permis de mieux repartir après ce jour où il fut transféré par les Rockets en 2019 puis coupé par les Bulls, moment qu’il a eu beaucoup, beaucoup de mal à encaisser.

Ça a été très dur à vivre pour moi, j’ai touché le fond. Heureusement, j’avais un bon agent et je savais qu’il me trouverait un endroit où j’aurai une nouvelle chance. J’ai essayé de me préparer autant que je le pouvais et je voulais être prêt pour ce moment. J’avais déjà joué pour Steve Clifford par le passé donc cette place à Orlando me convenait et ça a fonctionné. Il croyait en moi, croyait en mon jeu et savait ce que je pouvais faire. Il n’a pas eu peur de me faire jouer et j’ai pu produire des performances plutôt bonnes pour trouver un réel rôle dans l’équipe. Je lui en suis reconnaissant. » Michael Carter-Williams

Suite à ces nombreux aléas, le meneur de jeu a donc rebondi et est en tout cas persuadé qu’il a beaucoup progressé dans des domaines qui lui faisaient défaut lors de son début de carrière professionnelle.

Je pense que mon shoot a progressé et que maintenant mon corps est capable de rester fort et en bonne santé. Ce sont les deux domaines principaux : mon corps et mon tir. Je me sens bien dans mon corps et je shoote mieux que jamais. Vous savez des gens pensent que je n’ai été bon que pendant ma rookie year. Je pense que je suis désormais deux fois meilleur que le joueur que j’étais. » Michael Carter-Williams

La progression du tir de MCW, ne se voit pas forcément dans les statistiques (26.4% à 3-points lors de sa première année contre 29.3% sur la saison qui vient de s’écouler) mais il est un joueur qui fonctionne à la confiance et à ce niveau-là, actuellement il semble au top. Le travail qu’il a effectué paie au moins sur sa gestuelle.

Ça a commencé avec mes appuis, j’ai appris à bien les positionner avant de prendre un tir. Cela me permet d’être dans le bon rythme. Notamment au niveau de la vitesse à laquelle je remonte le ballon pour shooter jusqu’à la finition du geste. En fait, j’ai toujours eu une bonne forme de tir, je n’ai jamais eu de soucis de rotation de balle ou quoi que ce soit. C’était juste des petites choses que je devais corriger et ça a fait une grosse différence. » Michael Carter-Williams

En tout cas, à Orlando et avec Steve Clifford, Carter-Williams semblait avoir atterri au bon endroit. S’il ne deviendra probablement jamais la star que beaucoup attendaient, il pourrait ceci dit réellement s’épanouir sur le long terme en tant que role player dans la ligue. Pour ça, il faudra que cet été, une équipe (et peut-être bien le Magic) lui fasse une offre, au vu de ce qu’il a déjà montré en Floride cela permet d’être optimiste.

Via The Athletic

 

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