Pat Riley : « Il y aura toujours cet astérisque »; Rob Pelinka : « J’aime dire qu’il y a une étoile dorée »
Edit : Pat Riley a tenu à clarifier son propos :
« L’astérisque elle est à côté du nom du Heat, pas des Lakers. Leur titre est légitime. Notre défaite à un astérisque. Les Lakers étaient la meilleure équipe, point. » Riley
Pat Riley, on how his words Friday have been wildly twisted out of context: “The asterisk is next to the Heat’s name, not the Lakers. Their title is legitimate. Our loss has an asterisk (next) to it. The Lakers were the better team. Period.”
— Tim Reynolds (@ByTimReynolds) October 25, 2020
Ces finales 2020, remportées par les Lakers, ont laissé un petit goût amer aux fans du Heat et aux fans NBA car les FLoridiens n’ont pas pu lutter à armes égales avec les Californiens, la faute aux blessures de Goran Dragic et Bam Adebayo. Il n’y a pas eu photo dans ces conditions et forcément certains se demandent ce que cela aurait pu donner si Miami avait été au complet. Une question posée à Pat Riley :
On ne peut pas faire ça. Ça m’était déjà arrivé dans ma carrière lors du moment de vérité. En 1983 nous avons perdu Earvin Johnson, Bob McAdoo et Norm Nixon lors des deux premiers matchs des finales face aux Sixers et nous nous sommes fait sweeper. En 1989 nous avons perdu Earvin Johnson et Byron Scott et nous nous sommes fait sweeper par les Pistons. Vous espérez pouvoir arriver jusque là en bonne santé après avoir traversé la saison régulière, les playoffs tous ces moments durant les playoffs où les joueurs vont au sol. Puis pour gagner il faut faire passer l’intensité physique à un niveau supérieur et il faut être prêt à ça… Je déteste parler de ça. C’est une excuse. J’aurais aimé gagner sans Goran et Bam, mais nous n’avions pas assez. Jimmy était en mode Superman. Les deux matchs qu’il a faits, les deux triples-doubles en jouant 47 et 48 minutes, ce sont deux des plus grandes performances que j’ai vues dans l’histoire des finales. Donc, ne me faites pas revenir en arrière pour faire ça. Quand vous n’êtes pas le vainqueur, vous vous dites : ‘Et si seulement.’ Mais en finales NBA vous devez réussir à surmonter l’adversité. Peut-être, si nous avions eu plus de vétérans, d’autres joueurs, ou que tout à coup nos jeunes joueurs avaient élevé leur niveau, mais ce n’est pas facile. Mais oui, bien sûr j’aimerais voir ce qu’il se serait passé si tout le monde avait été là. Nous aurons une nouvelle opportunité. Je suis fier de ce que nos gars ont fait. Les Lakers ont été excellents. C’était une grande équipe. Ils avaient le meilleur joueur de notre époque en la personne de LeBron, puis Anthony Davis. Avec autour d’eux des vétérans qui savent quoi faire dans ces moments. Ils nous ont battus à la régulière, ils étaient la meilleure équipe, mais il y aura toujours cet astérisque. Si nous avions eu Bam et Goran à 100% – Goran était notre meilleur scoreur en playoffs – cela aurait pu aller en 7 matchs. » Pat Riley
Pour son homologue des Lakers, Rob Pelinka, il n’y a bien sûr pas d’astérisque, mais une étoile dorée comme il l’a confié à Woj.
« Regardons plutôt tout le positif que cela a apporté plutôt que les choses négatives. C’est facile de se dire : ‘Oh, nous n’avons pas eu de parade, nous n’avons pas eu ceci ou cela.’ Mais pouvoir remporter un titre dans une bulle, et pouvoir être avec les gars et le staff pendant 100 jours de suite donne lieu aussi à des moments extraordinaires que les futurs champions ne connaîtront probablement pas, parce que c’était une configuration si unique. Donc j’essaye de penser aux choses qui font que ce titre est unique. Les gens disent : ‘peut-être que ce titre 2020 aura un astérisque’ mais moi j’aime dire qu’il y a une étoile dorée attachée à ce titre. Parce qu’il a fallu faire tellement plus pour aller jusqu’au bout. Cela met en avant l’unité et l’alchimie qu’il y avait dans notre équipe entre les joueurs et le staff. » Pelinka