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Karl-Anthony Towns : « Je dois me reconstruire, trouver des moyens de sourire et prendre du plaisir dans ma vie »

Jacqueline Cruz, la mère de Karl-Anthony Towns, après plusieurs semaines dans le coma, a finalement succombé du COVID-19 en avril dernier suite à un AVC à l’hôpital. Le pivot revient aujourd’hui sur ce moment tragique.

Mon père m’a appelé et m’a juste dit : ‘C’est comme si elle était déjà partie, elle a eu un AVC dans la nuit, c’est comme si elle était partie’. Moi je ne voulais pas être fataliste. Je voulais savoir quelles seraient les prochaines étapes. Mais il m’a dit que les médecins affirmaient qu’il n’y avait plus aucune façon objective qu’elle puisse encore vivre après son AVC. » Karl-Anthony Towns

C’est à ce moment-là que Towns dut prendre une décision aussi radicale que difficile : celle de débrancher celle qui lui avait donné la vie.

Nous en étions arrivés à un point où son séjour à l’hôpital servait juste à la garder au chaud. Je lui ai donné un maximum de temps et j’ai pris la décision la plus difficile que vous pouvez prendre. J’ai appelé ma sœur et je lui ai annoncé la décision que j’avais prise. Il faudra vivre avec ça. J’ai pris cette décision. » Karl-Anthony Towns

Si la sœur du joueur des Timberwolves a très bien compris, sa grand-mère maternelle a visiblement eu beaucoup plus de difficultés ce qui, on s’en doute, n’a pas facilité la tâche.

Elle est devenue hystérique. Ça a été l’appel le plus difficile pour moi parce qu’il n’y a rien de pire que de perdre votre enfant. Je dis ça à plein de gens depuis : je ne connaîtrai plus jamais une telle peine parce qu’il n’y a rien qui puisse être comparé au fait de perdre votre mère, mais si je perds mon enfant, je serai dévasté. » Karl-Anthony Towns

Selon son ancien coach à Kentucky, John Calipari, le pivot était très proche de sa mère. Ce moment fut donc d’autant plus difficile à surmonter.

Il était un peu à fils à maman, c’est comme ça qu’il était. Le processus du deuil est différent chez chacun et je pense qu’il était un peu ignorant à propos de tout ça jusque là. » John Calipari

L’ancien Wildcat a donc dû improviser. Du coup, pour ce moment si particulier, Towns et ses proches se sont réunis dans la chambre d’hôpital en se remémorant des anecdotes et de vieilles histoires pendant que sur son lit d’hôpital, Jacqueline évacuait son dernier souffle.

Elle est partie dans les rires et la bonne humeur. Elle n’aurait pas souhaité que ça se passe autrement. Elle ne voulait pas que les gens pleurent pour elle, elle voulait qu’ils rient. Elle est partie dans cette ambiance. » Karl-Anthony Towns

L’intérieur se souviens également de sa dernière conversation avec elle, avant que les médecins décident de la plonger dans un coma artificiel pour tenter de la sauver dans un minimum de souffrances.

Elle m’a dit qu’elle était désolée de ne jamais rien avoir fait pour que je sois fier d’elle en tant que mère. Je lui ai dit d’arrêter de dire des choses pareilles, pas à moi. Je luis disais que tout allait bien se passer. Je lui disais qu’elle allait surmonter tout ça même si elle devait être mise temporairement dans le coma. Je lui disais qu’ils allaient la ramener, qu’elle allait ressortir de là comme neuve, qu’on pourrait ensuite parler et rire de la situation et se sentir encore plus proches. C’est comme si elle me répondait sans dire un mot et moi, j’avais l’impression qu’il lui restait encore beaucoup d’énergie. Mais depuis, il y a plein de mots que vous pourriez utiliser pour décrire mes émotions. Quand les gens me demandent comment je vais, je leur dis que ces choses-là se ressentent au jour le jour. Je ne sais pas ce que demain me réserve. Je sais juste qu’en ce moment, je dois me reconstruire, trouver des moyens de sourire et prendre du plaisir dans ma vie. » Karl-Anthony Towns

Via Star Tribune et The Athletic

 

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