2018-19, une année « sabbatique » chargée pour Frank Vogel : « J’ai recueilli beaucoup d’infos ici et là qui m’ont aidé cette année »
Coach d’Indiana pendant 5 ans, Frank Vogel a été remercié par Larry Bird, alors président des Pacers, en mai 2016 après une défaite en 7 matchs face aux Toronto Raptors au premier tour des playoffs. À peine 15 jours plus tard, il était embauché par le Magic d’Orlando, où il restera 2 ans avant que la franchise floridienne ne décide de passer à autre chose. C’est un peu plus d’un an plus tard qu’il a été nommé coach des Los Angeles Lakers, en mai 2019.
Entre temps ? Le technicien natif de Wilwood Crest dans le New Jersey a pas mal voyagé à travers les États-Unis. Il a ainsi d’abord fait étape à Philadelphie, où il a rendu visite à Brett Brown et son staff chez les Sixers. Là-bas, il a aussi retrouvé son mentor Jim O’Brien, à l’époque conseiller de la franchise. Vogel a ensuite enchaîné avec des visites chez les Celtics, les Mavericks, le Thunder et le Jazz, mais aussi en NCAA à Texas et Kentucky.
« J’ai passé beaucoup de temps à étudier le jeu de différentes perspectives cette année-là. J’ai vraiment recueilli beaucoup d’informations ici et là qui m’ont aidé cette année. » Frank Vogel
Étudiant à Juniata College, Vogel a ensuite fait le transfert vers Kentucky, où il a commencé à travailler pour Rick Pitino, qui a ensuite fait de lui son coordinateur vidéo aux Celtics pour sa première expérience NBA. Il a monté les échelons jusqu’à devenir assistant (2001-2004). O’Brien, son mentor, était assistant coach à Kentucky comme à Boston avant de devenir coach des Celtics.
Nommé coach des Sixers en 2004, il a embauché Vogel en tant qu’assistant. Tout le staff remplacé après seulement 1 a, Vogel a ensuite passé 2 saisons en tant que scout pour les Lakers, puis pour les Wizards, avant d’être à nouveau embauché en tant qu’assistant par O’Brien aux Pacers en 2007. Et même lorsqu’il a été choisi pour remplacer O’Brien au poste de coach en janvier 2011, les deux hommes sont restés proches.
« OB est mon mentor dans tous les sens du terme. Je n’ai jamais vu personne mieux analyser une vidéo de match, et utiliser cette analyse pour faire progresser une équipe. Non seulement il m’a appris le basket, mais il m’a aussi appris la définition d’éthique de travail. Il a continuellement ouvert des portes pour moi pour que je grandisse en tant que jeune coach et m’a mis dans toutes les situations possibles pour que je réussisse dans cette ligue. » Frank Vogel
Le voilà aujourd’hui champion avec les Lakers, en ayant su faire fonctionner une équipe composée de deux superstars qu’il aussi réussi à convaincre de jouer différemment, en repositionnant LeBron James au poste 1 ou en faisant parfois jouer Anthony Davis au poste 5.
« C’est quelque chose que j’ai proposé assez tôt à LeBron, et on ne voulait pas que ça devienne toute une histoire dans les médias. Il n’y a pas meilleur que lui dans la prise de décisions, et on voulait qu’il ait encore plus le ballon.
[…] Anthony a toujours été à l’aise sur ses minutes au poste 5. Il ne voulait pas jouer à plein temps au poste 5 et je ne voulais pas non plus qu’il joue 5 à plein temps. » Frank Vogel
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