Goran Dragic : « Pour moi le plus important c’est d’être respecté, j’espère qu’on pourra finir ce qu’on a commencé »
Dans un entretien avec Shams Charania, Goran Dragic est revenu sur sa saison 2019-20 avec le Heat. Une saison qu’il a joué en tant que remplaçant (jusqu’aux playoffs, où il a démarré tous les matchs sauf le Game 6 des Finales).
« C’était difficile, surtout au début. On a eu une discussion avec Spo, il m’a expliqué ce qu’il attendait de moi, c’est-à-dire que je sorte de banc, que je sois le 6ème homme. Et quand tu es titulaire depuis si longtemps, c’est difficile à accepter. Mais en même temps je savais que je revenais de blessure, que je ne suis plus tout jeune, donc je me suis dit que c’était peut-être quelque chose que je devais accepter et faire. J’ai beaucoup parlé à Udonis Haslem à propos de son changement de rôle. Il a gagné des titres puis il a joué de moins en moins et aujourd’hui il ne joue plus du tout, il est juste là pour nous, pour les jeunes. Je lui ai demandé comment il avait géré ça et il m’a dit que ça faisait partie de la vie professionnelle d’un joueur NBA, qu’en vieillissant tu dois t’adapter au fait que ton rôle sera de moins en moins important sur le terrain, mais que tu peux impacter le jeu par d’autre biais. Je joue encore beaucoup de minutes, dans les 26, 28 minutes je crois. Mais le plus important pour moi c’était que je finisse les matchs. Que je sois sur le terrain quand le match se jouait pour aider mon équipe. » Goran Dragic
Là où une telle décision aurait pu peser sur l’alchimie d’une équipe, tout s’est passé pour le mieux au Heat, où chacun et malgré un nombre de nouveaux joueurs importants, a su accepter son rôle pour le bien du collectif.
« C’était extra. Dès le début de la saison on avait une super alchimie sur le terrain mais aussi en dehors, et ça nous a vraiment rapprochés. Personne n’avait d’ego, ne voulait être celui qui marquait le plus de points. On savait qu’à chaque match quelqu’un d’autre allait faire une grosse performance. On s’est épanouis là-dedans et on aime vraiment partager le ballon, jouer ensemble. C’est ça qui nous a portés aussi loin je pense. » Goran Dragic
Victime d’une déchirure du fascia plantaire durant le Game 1 des Finales NBA face aux Lakers, le Slovène va aujourd’hui beaucoup mieux.
« Goran Dragic : – Ça a été très difficile pour moi. Je voulais être sur le terrain, jouer les Finales j’en rêvais depuis tout gamin. Malheureusement je n’ai pas pu jouer, ou en tout cas pas comme j’aurais voulu. Je faisais tout ce que je pouvais au niveau des soins pour revenir et au final j’ai réussi à revenir mais honnêtement ce n’était pas ça, la douleur était toujours énorme mais j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour être avec mes coéquipiers. C’est malheureux, mais c’est comme ça, ça m’est arrivé à moi, je l’ai accepté, maintenant c’est fini et j’ai hâte d’essayer d’aller relever de nouveaux challenges.
Shams Charania : – Comment te sens-tu aujourd’hui, es-tu à 100% ou… ?
Goran Dragic : – Oui, je me sens bien, je n’ai plus mal, rien. Je peux bouger librement, je peux courir, tout est de retour à la normale. C’est derrière moi. »
Free agent, il aimerait rester en Floride mais prévient, le chèque devra aussi être à la hauteur de son engagement envers l’équipe.
« Pour moi le plus important c’est d’être respecté, parce que je bosse beaucoup et je pense jouer dur. Je sais que Miami aimerait me re-signer, j’espère qu’on pourra finir ce qu’on a commencé (‘le championship run’) la saison prochaine. Je sais que ça fait partie du business, il y a beaucoup d’options, on verra. Je suis ouvert à toutes les suggestions et à partir de là on verra quelle possibilité est la meilleure pour moi et pour ma famille. Mais oui, Miami est là, ils ont été super avec moi et j’espère qu’on pourra trouver un accord. » Goran Dragic
Goran Dragic sits down on @Stadium: Leadership and sacrifice, revealing he is now fully recovered from the plantar fascia tear he suffered in the Finals, desire to stay in Miami while listening to offers in free agency and more. pic.twitter.com/k3IY8JoaNI
— Shams Charania (@ShamsCharania) November 13, 2020